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EDF exporte de l'électricité "parce qu’il fait très doux"

L'énergéticien EDF a à nouveau exporté de l'électricité. Mais plusieurs réacteurs restent à l'arrêt et les températures sont annoncées en forte baisse.

La France, grâce à la relance de plusieurs réacteurs nucléaires par EDF, a recommencé à exporter de l’électricité vers ses voisins européens.

 

EDF : "tous les réacteurs qui devaient être redémarrés ne le sont pas"

Un changement majeur : en 2022, la France a été importatrice, son parc nucléaire ayant été majoritairement à l’arrêt. "C’est une bonne nouvelle en trompe-l’œil", souligne Yves Marignac de l’association négaWatt. "Pour le comprendre, il faut mesurer le poids du chauffage électrique dans notre consommation."

Entre des journées d’hiver froides et des journées douces, "ça fait une différence de une fois et demi sur la consommation d’électricité" de la France. La situation a donc changé "parce qu’il fait très doux". EDF se retrouve en position d’exporter, "alors que tous les réacteurs qui devaient être redémarrés ne le sont pas".

Paradoxalement, l’énergéticien se voit donc contraint "d’arrêter" certains réacteurs, "parce qu’il n’y a pas suffisamment de demande d’électricité". "Cette baisse de la demande en France se traduit effectivement par une capacité d’exportation", affirme Yves Marignac. "Mais, même économiquement ça n’est pas réellement une bonne nouvelle."

 

"Dès que le froid va revenir, la consommation liée au chauffage électrique va remonter"

Les températures en France vont néanmoins chuter, la semaine du 16 janvier 2023. Et le risque de tension sur le réseau pourrait donc augmenter. "Dès que le froid va revenir, la consommation liée au chauffage électrique va remonter", confirme le porte-parole de négaWatt. Il explique que les pics de consommation "se situent aux alentours de 90 GigaWatts" en France, en moyenne. Or, "la puissance du parc nucléaire, lorsque tout fonctionne, c’est un peu plus de 60 GigaWatts" et le chauffage électrique, au moment de ces pics, représente "environ 30 GigaWatts". Le parc nucléaire seul ne permet donc pas de couvrir les besoins. "La température est vraiment l’indicateur premier pour identifier le risque de coupure."

Le redémarrage de certains réacteurs "sécurise un peu le système", concède Yves Marignac. Mais "le système a moins de marge". "Donc le froid va remettre le système en tension." En ce début d’année 2023, il y a malgré tout "une détente au niveau de la demande", avec une baisse de 10% de la consommation d’électricité. "À température équivalente", tiens néanmoins à préciser le spécialiste.

La raison ? En partie la crise économique, mais aussi une modération de la part des ménages. Ce qui est une "bonne nouvelle", juge Yves Marignac, car la tension est donc plus modérée.

 

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