À Toulouse, les restaurateurs vont demander des compensations à Jean Castex

Philippe Belot, vice-président général de l’Union des métiers de l’industrie de l’hôtellerie et de la restauration de Haute-Garonne (UMIH 31), était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 9 octobre. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Que vont dire les restaurateurs à Jean Castex, de passage à Toulouse ce vendredi 9 octobre 2020 ? (ERIC CABANIS / AFP)

Les restaurateurs toulousains ne sont-ils pas encore en sursis pour l’instant ? "Un sursis n’empêche pas la condamnation", rappelle Philippe Belot, vice-président de l’Union des métiers de l’industrie de l’hôtellerie et de la restauration de Haute-Garonne (UMIH 31).

 

300.000 emplois détruits à fin 2020

Qui entend demander des comptes au Premier ministre, en visite à Toulouse le 9 octobre ? "Nous appelons l’ensemble des métiers, bars, restaurants, et toutes les personnes avec qui nous travaillons : maraîchers, agriculteurs, éleveurs, paysans, distributeurs, qui sont aussi dans des situations très difficiles aujourd’hui."

"On veut faire entendre cette voix qui n’est pas une voix de protestation contre les mesures sanitaires, souligne Philippe Belot. Mais face aux dommages que nous subissons aujourd’hui, il n’y a aucune compensation réelle mise en place. Nous avons déjà 120.000 emplois perdus sur nos métiers sur le premier semestre. Nous allons arriver à 300.000 d’ici la fin d’année. Hier, j’ai eu au téléphone deux restaurateurs et un patron d’hôtel, qui vont déposer leur bilan."

 

Bars et restaurants montrés du doigt

Pour autant, le gouvernement a mis en place des aides telles que le chômage partiel pour soutenir les entreprises. "Le chômage partiel, ce n’est pas une aide, précise le vice-président de UMIH 31. C’est une façon de masquer les licenciements à venir, cela permet à l’État de mettre des gens au chômage sans les prendre dans les chiffres des chômeurs, et en les payant moins qu’en étant au chômage."

"Nous souhaiterions que les mesures mises en place soient efficaces, insiste par ailleurs Philippe Belot. L’ARS explique que les principaux vecteurs de transmission de la maladie ce sont la sphère privée, les fêtes illégales, l’Éducation Nationale, les entreprises puis les transports en commun. On montre du doigts bars et restaurants, mais rien n’est prouvé. On prend des décisions aussi dommageables en terme économique et social sur des 'peut-être'".

 

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