La semaine commence difficilement pour les entreprises françaises cotées en Bourse. Après une clôture en légère hausse vendredi, le CAC 40 a perdu 1,22 % dans les premiers échanges lundi, à 7 861,40 points, contre 7 956,70 points à la clôture de la semaine précédente. Ce mardi, la chute continue : le CAC 40 cède encore 0,82 %, à 7 803,88 points. 34 entreprises sur les 40 cotées au CAC 40 ont vu leur cours chuter après ce week-end de violences.
Les entreprises françaises en recul
Ces replis traduisent les inquiétudes des marchés face aux conséquences des violences sur l’activité économique française. Ce mardi, Schneider Electric recule de 3,17 %, STMicroelectronics perd 3 % et Société Générale cède 2,33 %. Tous les secteurs sont donc touchés. De son côté, Sanofi prend la tête du CAC 40 avec une hausse de 1,63 %. TotalEnergies est également en hausse de 0,76 % ce mardi.
Les places pays européens touchés
Si ce week-end n’arrange pas la plupart des entreprises françaises, la Bourse de Paris affiche déjà un bilan annuel en retrait. Depuis le début de l’année, le CAC 40 accuse une baisse de 2,37 %, alors que l’indice européen Stoxx 600 progresse de 8,87 % sur la même période.
Pour autant, les violences en Italie et en Belgique, ainsi que la situation européenne actuelle, ont conduit le Stoxx 600 à reculer de 0,73 % ce mardi. En Allemagne, on parle de près de 1 % de repli, et à Londres, l’indice cède 0,74 %. Ces baisses s’expliquent également par la crainte que des journées comme celle du 17 octobre se multiplient partout en Europe, et surtout en France, notamment les 24 octobre et 5 novembre.
Une situation globale qui inquiète
Au-delà des violences, les investisseurs s’inquiètent également de la situation politique et budgétaire de la France. L’incertitude entourant les finances publiques renforce la méfiance des marchés, alors que les députés doivent se prononcer sur les recettes du budget 2027, qui prévoit 54 milliards d’euros d’économies.
Cette défiance se reflète notamment dans l’écart entre les taux d’emprunt à dix ans de la France et de l’Allemagne. Le rendement de l'obligation française a atteint lundi 4,93 % soit son niveau le plus haut depuis 2022. Cet indicateur, qui permet notamment de mesurer la perception du risque associé à la dette française par rapport à la dette allemande, a atteint 148 points de base lundi, contre 137 vendredi.
Plus cet écart se creuse, plus la France doit offrir une rémunération élevée aux investisseurs pour emprunter par rapport à l’Allemagne. Une évolution qui pourrait renchérir le coût de financement de l’État et compliquer davantage le redressement des comptes publics.