Nice, une ville de cinéma et de carnaval

À l'occasion d'une journée spéciale d'émissions depuis Nice, pour l'édition culture de "Bercoff dans tous ses états", André Bercoff et Céline Alonzo ont accueilli Aymeric Jeudy, co-commissaire d’une exposition sur Nice et l’histoire du cinéma, et Gérard Artufel, l’un des créateurs des chars du carnaval de Nice.

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Les Studios de La Victorine, un colosse dans l'histoire du cinéma français

"L’activité de La Victorine ne s’est jamais arrêtée", nous a raconté Aymeric Jeudy, co-commissaire d’une exposition sur Nice et l’histoire du cinéma, qui ouvrira au Musée Masséna à l’été 2019, à l’occasion du 100e anniversaire des Studios de La Victorine. Ces studios de cinéma mythiques ont vu défiler Woody Allen, Alfred Hitchcock, Marcel Carné, François Truffaut, Jacques Demy et Jean Cocteau.

"Les Studios de La Victorine ont ouvert en 1919, lorsque leurs premiers propriétaires ont acheté un terrain à la campagne pour en faire un studio de cinéma. C’est un studio qui va très rapidement, à partir de 1925, accueillir de grands cinéastes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que Paris était occupé, beaucoup d’artistes sont venus se réfugier à Nice, comme Marcel Carné qui va y réaliser Les Visiteurs du soir et Les Enfants du paradis, Joseph Cosma en étant le compositeur. Alors que la Gestapo multiplie les arrestations de Juifs, les deux artistes vont y travailler sous des prête-noms."

"L’activité de La Victorine ne s’est jamais arrêtée. Dans les années 1970, on assistera même à un regain d’activité, avec la Nouvelle Vague. C’est aussi un studio qui tournera des films 'artistiques' comme 'Le mystère Picasso' d'Henri-Georges Clouzot et 'Le Testament d'Orphée' de Jean Cocteau", a poursuivi Aymeric Jeudy.

Pour la première fois, le carnaval de Nice utilise un robot sculpteur

L’autre invité de cette émission était Gérard Artufel, l’un des créateurs des chars du carnaval. Il nous a raconté comment sont fabriqués ces engins qui font partie intégrante de n’importe quel carnaval. "C’est un long processus de maturation du projet qui commence lorsqu’on nous communique le thème du carnaval. Le maire nous l’annonce à la fin de chaque carnaval, pour la prochaine édition. Au mois de mars, on commence déjà à réfléchir à des idées, on fait appel à des dessinateurs. Et au mois de mai, on propose à la mairie différents dessins de chars pour qu’ils choisissent. Dix-sept chars sont retenus chaque année. Ils sont ensuite présentés lors d’un appel d’offres et des sociétés se chargent de réaliser ces chars", nous a-t-il expliqué.

"Au mois d’octobre, la réalisation des chars commence, généralement par la partie sculpture, qu’on réalise en polystyrène. Cette année, on a d’ailleurs utilisé pour la première fois un robot. En utilisant ce robot, nous gagnons l’équivalent de 5 à 6 sculpteurs. Mais pour qu’il fonctionne, il faut deux graphistes qui modélisent les visages puis envoient les modèles 3D au robot. L’avantage avec la machine, c'est qu’en quelques jours, elle peut faire l’équivalent de ce qu’un sculpteur ferait en quelques mois", conclue Gérard Artufel.

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast.

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