Jean-Yves Le Gallou : "Les médias sont le premier pouvoir"

Jean-Yves Le Gallou était l’invité d’André Bercoff vendredi 29 novembre 2019 sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Jean-Yves Le Gallou invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Ancien député européen, animateur d’i-média sur TV Libertés, président de la fondation Polémia et créateur de la cérémonie des Bobards d’or, Jean-Yves Le Gallou présente, au micro d’André Bercoff, son dernier livre : l’Album des bobards d’or : 10 ans de Fake News de Média ! (publié chez Via Romana).

"Nous nous sommes attachés à critiquer le premier pouvoir"

Les Bobards d’or, explique Jean-Yves Le Gallou, ont été créés pour "critiquer ce qui est pour nous non pas le quatrième pouvoir, mais le premier pouvoir, à savoir le pouvoir médiatique." Il s’agit du premier pouvoir car c’est "celui qui forme" et "façonne les esprits", qui "fabrique ou défabrique les réputations". Un pouvoir "très protégé", selon le président de Polémia, qui explique sa volonté de "lever cet interdit" et de "se lancer dans cette critique des médias".

Dans un premier temps, cette critique est "théorique" et s’articule autour "de la notion de tyrannie médiatique" ; ont suivi des séminaires sur la réinformation et, enfin, la décision de "mener une opération de décrédibilisation des médias en montrant leurs erreurs" lors de cette cérémonie "dans l’esprit des Gérards". "Les Bobards récompensent non pas les pires des journalistes, mais les meilleurs des journalistes, ceux qui mentent pour servir le politiquement correct."

Dans son livre, Jean-Yves Le Gallou présente donc plus d’une centaine de ces erreurs, qui ont été primées, ou non, lors des 10 éditions des Bobards d’Or.

Dans les médias de grand chemin "on pratique la distinction du bien et du mal"

Ces erreurs, pour l’auteur, sont avant tout liées à une pratique dans le monde journalistique : la distinction du "du bien et du mal", enseignée dans les écoles de journalisme et pratiquée dans les médias mainstream, qui s’oppose parfois à la distinction entre "le vrai et le faux". "Si une information fausse, éventuellement, va dans le sens du bien on la relaye sans aucun contrôle."

Jean-Yves Le Gallou explique ce qu’il appelle "le bobard total" : "quand tous les médias reprennent la fausse information, la désinformation". Et il présente aussi "le bobard de l’AFP" qu’il qualifie de "terrible". L’AFP est, pour l’auteur, "le modèle de la sélection des informations qui vont bien, de l’occultation des informations qui vont mal."

Le journaliste bobardier est paresseux : "c’est un atout" parce qu’il "va rapporter ce qui va dans le sens de l’idéologie dominante".

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast.

Retrouvez André Bercoff et ses invités du lundi au vendredi sur Sud Radio, à partir de midi. Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !