Anahid Kaloudjian : "Charles Aznavour, c’est comme un papy qui part"

Porteur d’une double culture "qu’il ne faut pas oublier", Charles Aznavour était un exemple parfait pour les Arméniens de France, estime Anahid Kaloudjian, présidente de la Jeunesse arménienne de France (JAF) de Marseille-PACA, dans un entretien avec Cécile de Ménibus dans l’émission "La vie en vrai", diffusée sur Sud Radio à 6h50.

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Pour Anahid Kaloudjian, présidente de l’association Jeunesse arménienne de France (JAF), le décès de Charles Aznavour, "c’est comme un papa, comme un papy qui part". Exemple parfait de l’intégration française, Charles Aznavour "a vraiment gardé cette double culture franco-arménienne", estime Anahid Kaloudjian.

En parlant des membres de son association, elle a expliqué à Cécile de Ménibus : "Pour la plupart, nous sommes français d’origine arménienne. On a nos racines, on est arméniens par nos parents et nos grands-parents. Il ne faut pas oublier cette double culture. Charles Aznavour la symbolisait vraiment".

S’agissant de la prise de position de Charles Aznavour vis-à-vis du négationnisme turc dans le dossier du génocide des Arméniens, Anahid Kaloudjian a dit admirer son exemple. "C’est quelqu’un qui a su, grâce à sa notoriété d’artiste, parler du négationnisme. Il n’a pas gardé sa langue dans sa poche. Il a osé dire qu’en tant qu’Arménien, il était prêt à lutter auprès des siens pour faire bouger les choses", a déclaré Anahid Kaloudjian.

"On est tellement heureux quand il y a un Arménien qui puisse briller en France et même à l’international !", a également confié Anahid Kaloudjian, en précisant que la communauté arménienne comptait 80.000 personnes en France.

Retrouvez l’invité(e) de Cécile de Ménibus tous les matins à 6h50 dans l’émission « La vie en vrai » sur Sud Radio.