Les émissions de télé-réalité véhiculent le sexisme - la Sexy News de Soisic Belin

Avec Valérie Rey-Robert vous ne regarderez plus vos programmes télévisés de la même manière et quand je parle de programme télévisé je pense à ceux que l’on regarde sous couvert d’un temps de cerveau disponible saturé : les émissions de téléréalité. Je vais être sincère avec vous, j’ai découvert en parcourant son livre tout un […]

Avec Valérie Rey-Robert vous ne regarderez plus vos programmes télévisés de la même manière et quand je parle de programme télévisé je pense à ceux que l’on regarde sous couvert d’un temps de cerveau disponible saturé : les émissions de téléréalité.

Je vais être sincère avec vous, j’ai découvert en parcourant son livre tout un tas d’émissions que je ne connaissais pas (il y en a beaucoup ! ) et je vais être encore plus sincère avec vous, je ne les regarde pas ( ces émissions ) parce que mon temps de cerveau disponible n’arrive pas à ce stade de raréfaction tel que … Je sois dans l’obligation de m’infliger ces programmes et si je les regardais je ne pourrais pas m’empêcher - et c’est bien malheureux- de rentrer dans la danse, celle dont Valérie, l’autrice nous parle, cette danse sexiste, critique, supérieur.

Valérie, elle les regarde ces émissions et cela pour son plaisir, elle réussit cependant à les observer avec cet esprit critique.

Son ouvrage paru aux éditions les insolentes « Téléréalité : la fabrique du sexisme » permet tout d’abord de faire un point sur l’histoire de ce type de ces programmes, des programmes basés sur différentes choses :

-Les émissions de coaching et relooking (qui proposent à des personnes lambda une prise en main que ce soit dans la vente d’une maison comme dans le rajeunissement ou bien des conseils mode (penser Christina Cordula ).

Les concours et là on pense à la star’c, top chef, the Voice, les reines du shopping, les meilleurs ceci et cela.

Les dynasty shows (on suit une vie de famille plus ou moins célèbre ( On pense aux aventures de Nabilla et aux Kardashian )

Les émissions autour de l’amour ( l’amour est dans le près, bachelor)

Les émissions de défi de défi sportif qui comme ça, paraissent bien moins misogyne et stéréotypés mais vous verrez que ce n’est pas le cas.

Les programmes de vie collective (des candidats isolés, un environnement plutôt sympa et un confessionnal pour récupérer des confessions comme son nom l’indique ) et là je pense évidemment au plus populaire Loft Story lancé en avril 2001 avec l’égérie Loana.

Les programmes de vie quotidienne type familles nombreuses.

Les programmes d’expérience de vie où le but est de switcher sa vie avec une autre.

Les émissions de rénovation … Et oui, vous cherchiez Valérie Damido, la voici !

Les programmes d’enchères

Et ceux de réalité scénariste où des comédiens amateurs

Il faut savoir que si chacun de ces programmes sont différents, paraissent différents, l’influence qu’ils peuvent avoir sur les téléspectateurs et téléspectatrices va sensiblement être la même, véhiculer des clichés. Aujourd’hui participer à ces émissions peut être considéré comme un métier, il y a d’ailleurs des émissions qui réunissent des candidats d’autres émissions et je pense aux anges de la téléréalité.

J’ai échangé avec Valérie Rey Robert pour comprendre et je lui ai posé 3 questions :

La première, pour une fois de plus, ne pas juger à la va-vite le pouvoir de ces émissions à l’aune de mon avis personnel, je lui ai demandé si elles pouvaient véhiculer une vision sexiste de la femme mais aussi de l’homme ?

Comme on critique souvent les contes de fée pour ce mirage que nous petites filles nous avons gobé et digéré, je me suis demandé si ces émissions ne remplaçaient pas ces contes ?

Et puis comme beaucoup de personne autour de moi regarde Koh Lanta avec passion, des personnes très woke, je me suis demandé si ce n’était pas une exception qui pouvait confirmer la règle ( lancement son Kohlanta  juste pendant la question arrêter au moment de la réponse )

Alors évidemment, je ne vous conseille pas d’arrêter de regarder ces émissions, qui suis-je ! Peut-être les regarder avec un peu de recul, pour ne pas être influencer. Et puis pour ceux et celles qui auraient tendance à critiquer ce type d’émission et les « stars » qui en ressortent, je pense à Nabilla. Valérie Rey Robert nous parle d’une business woman, d’une jeune femme qui a fait de ses limites, sa force qui a joué avec les critiques qui pouvaient lui être faite pour finalement « faire carrière ».