Vote blanc : "La meilleure façon de réinvestir les Français dans les élections"

En déplacement à Toulouse, André Bercoff reçoit Pierre et Éric afin de parler de la reconnaissance du vote blanc, dans "La France dans tous ses états"

vote blanc

"Je pense qu’on assiste vraiment à un effritement complet de notre modèle de démocratie", juge Éric. "Ce qu’il se passe maintenant, on le voit avec les médias, tout est complètement dirigé et manipulé par la pensée unique. Je voulais également parler du vote blanc. Si aujourd’hui, on n’est pas d’accord avec les candidats qui se proposent ou avec le système qui est proposé, officiellement la méthode pour l’exprimer c’est le vote blanc", explique-t-il.

"Or, on voit aujourd’hui que le vote blanc on n’en parle pas. Le vote blanc ne sert à rien et c’est le problème. Le vote blanc devrait avoir un rôle de réveil et de prise de conscience que tout ce qui est proposé ne convient pas à la population. Il faudrait, à ce moment-là, proposer d’autres candidats ou faire autrement. Le vrai problème est qu’aujourd’hui, on parle plus de l’abstention que du vote blanc", juge Éric.

 

"Le vote obligatoire doit être couplé à la reconnaissance du vote blanc"

"Si j’avais quelque chose à proposer", continue Éric, "ce serait de faire un vrai suffrage universel. C’est-à-dire d’imposer le vote obligatoire et d'organiser un seul tour. On fait les décomptes après. Il faut arrêter avec le touillage électoral. Puis redéfinir la carte des élections avec le découpage électoral en fonction des statistiques. On arrête de faire en sorte que les statistiques opposent systématiquement le Rassemblement National avec le président en place. Il faut arrêter toutes ces magouilles statistiques qui permettent de manipuler l’opinion", explique-t-il.

Pour Pierre, le vote obligatoire "est une idée intéressante, même si cela peut se discuter". "Il y a pas mal de gens qui sont contre. Moi je voulais imposer le vote obligatoire mais en le substituant à la carte de sécurité sociale. Je considère qu’une personne qui ne vote pas n’a pas forcément le droit aux prestations sociales. Je vais aussi loin parce que je considère que les députés votent les lois et que si on ne va pas voter, ça veut dire qu’on est contre la totalité de ce qui est proposé par l’ensemble des députés", explique Pierre. "Il n’y a pas de raison que l’on puisse bénéficier d’une loi proposée et votée par les députés alors qu’en fait on ne va pas voter", juge-t-il. "Il faut aussi coupler le vote obligatoire à la reconnaissance du vote blanc".

 

"La crainte des hommes politiques, c'est que les gens vont systématiquement voter blanc"

"La crainte des hommes politiques c’est de se dire que l’on va systématiquement assister à une révolution puisque les gens vont systématiquement voter blanc. Surtout en France, on est dans un pays révolutionnaire. Avec 25% à 30% de vote blanc, ça pourrait permettre de bloquer l’élection et de revoir la question ou encore de provoquer un référendum", juge Pierre..

"Cela permettrait de réviser la constitution ou de revoir carrément le système électoral tel qu’il est pensé", juge Pierre. "Je crois que c’est une solution et c’est pour ça que j’ai milité pendant plus de 10 ans sur la reconnaissance du vote blanc. J’ai toujours considéré que c’était la meilleure façon démocratique de pouvoir réinvestir les Français dans l’élection présidentielle et dans les élections tout court".

 

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