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Daniel Cosculluela : "les pamphlétaires sont des dieux de l’écriture"

Par Jean Baptiste Giraud

L’art du pamphlet existe-t-il encore à l’heure où la liberté d’expression est de plus en plus remise en cause ? Pour en parler, le psychiatre et anthropologue Daniel Cosculluela était l’invité d’André Bercoff sur Sud Radio le mardi 23 mai dans « Bercoff dans tous ses états » pour son livre Les enragés de la liberté publié aux éditions Max Milo.

Daniel Cosculluela
Daniel Cosculluela, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Blanqui, Bloy, Desmoulins, Proudhon, Rivarol, Libertad… Ces pamphlétaires au sommet de leur art entre le XVIe et le XXe siècles auraient-ils pu écrire comme bon leur semble aujourd’hui ? À l’heure où la liberté d’expression est de plus en plus remise en cause, le psychiatre et anthropologue Daniel Cosculluela a choisi, dans son dernier livre, de faire resurgir les "esprits de combat".

La liberté d’expression via l’instinct de révolte

"C’est de notre identité dont il est question. Une identité qui s’efface. Je me suis dit qu’il fallait la ressusciter et la réintroduire dans la réalité contemporaine". Voici comment le psychiatre et anthropologue, Daniel Cosculluela, justifie l’écriture de son dernier livre Les enragés de la liberté, publié aux éditions Max Milo, une anthologie des plus grands pamphlétaires français. Des personnes unies par deux choses, selon l’auteur : "ils se posent des questions que d’autres ne se posent pas. Et ils donnent à cette intensité intellectuelle une forme particulière, c’est le style".

"Ce sont des dieux de l’écriture. Contrairement à ceux qui ne sont que de petits valets" ajoute Daniel Cosculluela. "C’est l’instinct de révolte qui les fait réagir, sur ce qui les affecte eux, et sur ce qui affecte le peuple. Car tous, quel que soit le bord idéologique auxquels ils appartiennent, seront tous des défenseurs du peuple" ajoute l’auteur des Enragés de la liberté, sur Sud Radio.

Un seul objectif : l’indépendance d’esprit et la libre pensée

L’une des caractéristiques du pamphlet, c’est ce côté extrême. Dans son livre, Daniel Cosculluela livre de nombreux exemples de textes que l’on ne pourrait pas publier aujourd’hui. Cette forme d’extrémisme est tourné contre plusieurs cibles, que l’anthropologue appelle "les ridicules du temps". "Cela commence dès le Moyen-Âge. Et cela se développe au fil des siècles. Les adversaires ne changent pas, l’objectif reste le même : l’indépendance d’esprit et la liberté de penser". 

"Le but de de tous ces satiristes a été de mettre en forme une satire générale des vices de la société. Quels que soient ces vices. C’est une sorte d’Iliade animale visant à instruire le genre humain. Avec beaucoup d’humour" explique encore Daniel Cosculluela. Une tendance qui a joué un rôle majeur dans le mouvement des idées qui continue d’inspirer ou non, les libres penseurs d’aujourd’hui. Du moins ceux qui restent.

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast.

Retrouvez “Le face à face” d’André Bercoff chaque jour à 13h dans Bercoff dans tous ses états Sud Radio.

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