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Anne-Laure Bonnel, reporter de guerre sur tous les fronts

Comment filme-t-on la guerre ? Quelle personne faut-il être pour se rendre au cœur des conflits ? Pour en parler, Anne-Laure Bonnel, grand reporter pour Libre Média, était l’invitée d’André Bercoff mardi 6 février sur Sud Radio.

Anne-Laure Bonnel, invitée d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.
Anne-Laure Bonnel, invitée d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Anne-Laure Bonnel était enseignante à la Sorbonne. Mais depuis quelques années, elle sillonne les continents afin de produire films et reportages, notamment pour Libre Média. 

Anne-Laure Bonnel : une notoriété née avec le Donbass

"J’ai commencé par enseigner 15 ans à la Sorbonne, l’écriture de films documentaires, l’écriture de films de fiction. J’ai continué à l’INA et à l’ESJ Paris pour y enseigner l’écriture journalistique. Dans ce microcosme de l’enseignement dans lequel je me suis retrouvée par hasard. J’ai rencontré de plus en plus de monde, dans des boîtes de production, je me suis intéressée à la guerre, et je me suis retrouvée dans les zones d’affrontement" explique Anne-Laure Bonnel au micro de Sud Radio.

"Le premier reportage, c’est un reportage dans le Donbass, en 2014. Quelque temps après Maïdan. C’est le début de la guerre civile. J’arrive dans une zone dont je connais très peu de choses, et ça bombarde. Je n’étais pas prévue pour réaliser ce film. Quand je suis rentrée avec les images, le réalisateur qui avait été choisi pour ce film a arrêté le projet. Je me suis sentie d’y aller. J’y suis allée trois fois entre 2014 et 2015. J’y suis restée une vingtaine de jours en moyenne. J’ai filmé cette guerre dont on ne parlait absolument pas" ajoute-t-elle.

"La violence est inhérente à toutes les guerres"

"La violence est terriblement banale dans certains pays. Tous les militaires vous le diront. Il n’y a que le grand public qui a du mal à le comprendre" rappelle-t-elle, précisant que beaucoup de journalistes se rendent sur ces zones, sans escorte et sans soutien particulier. Ces journalistes sont d’ailleurs bien souvent approchés par les services de renseignement. "Cela m’est arrivé à plusieurs reprises. C’est assez étonnant à vivre. Notamment sur la gestion du stress" lance-t-elle.

"Vous avez ceux qui pètent un plomb. Ceux qui pleurent. Les paranos. Ceux qui se contredisent" explique-t-elle. "Dans le Dombass, quand je suis sortie, je traverse la zone de guerre en voiture. Et c’est très compliqué. Et quand je traverse le dernier pont, le pont explose juste après mon passage. J’ai de la chance" conclut-Anne-Laure Bonnel, entre deux histoires de guerre, aussi rocambolesques les unes que les autres.

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast.

Retrouvez “Le face à face” d’André Bercoff du lundi au jeudi  à 13h dans Bercoff dans tous ses états Sud Radio.

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