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Juan Cruz Mallia : "Au début j'étais appelé le pire joker médical du monde"

Par Clément Combes

Juan Cruz Mallia était l'invité d'Au Coeur de la Mêlée : Le Mag hier soir. Auteur d'un doublé dans la large victoire de Toulouse sur Exeter (64-26) en 1/4 de finale de Champions Cup, le trois-quarts argentin est passé en trois ans de simple joker médical à titulaire presque indiscutable du groupe toulousain.

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Juan Cruz Mallia juste après avoir aplati le 7e essai de son équipe, lors de Toulouse-Exeter, en 1/4 de finale de Champions Cup. (Photo by David Rogers / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP)

Arrivé sur la pointe des pieds, il est devenu un élément incontournable du Stade Toulousain. Après avoir découvert le maillot rouge et noir au centre en 2021, le trois-quarts polyvalent Juan Cruz Mallia a évolué à l'arrière, à l'aile et même à l'ouverture pendant les doublons depuis deux saisons. Une polyvalence qui ne fait pourtant pas diminuer ses performances. Ni son importance, puisque depuis son retour de blessure face à La Rochelle fin décembre, il a été titularisé par Ugo Mola à toutes les rencontres. L'argentin de 27 ans s'est encore illustré avec un doublé dimanche lors de la qualification impressionnante de Toulouse au dépens d'Exeter (64-26) en demi-finale de la Champions Cup. Invité d'Au Coeur de la Mêlée : Le Mag, il est revenu au micro de François Trillo sur son parcours et sa saison. Dans un français à souligner.

 

Demi-finaliste de la Champions Cup après une petite finale de Coupe du monde avec l'Argentine. C'est une bonne saison pour vous ?

J-C.M : C'est franchement une très bonne saison. On est arrivé en demi-finale de la Coupe du monde avec la sélection argentine, malheureusement on a perdu le match pour la 3e place (défaite 26-23 contre l'Angleterre). Cette saison avec le Stade Toulousain marche très bien aussi. On arrive dans la période des phases finales. C'est maintenant qu'on va voir si on fait une très bonne saison ou si on reste comme ça, sans titre.

Est-ce que Toulouse est "obligé" d'arriver à minima en demi-finale de Champions Cup pour faire une bonne saison ?

J-C.M : Bien sûr. On nous rappelle souvent ici qu'on n'a pas de médaille pour être arrivé en demie. La médaille, tu ne l'as que lorsque tu es champion. Oui on ressent la pression, mais elle est bonne. Ça nous pousse à aller chercher notre meilleur niveau.

 

Au-delà de votre doublé, Toulouse a marqué 47 points en deuxième période. Est-ce que c'était le plaisir total sur la pelouse ?

J-C.M : On a su trouver les solutions en deuxième mi-temps pour breaker la défense d'Exeter. Les nombreux essais nous ont permis de faire une grosse différence au tableau d'affichage à la fin. Donc forcément le plaisir était là.

Vous êtes arrivés en 2021. À cette époque des anciens comme Yoann Huget et Maxime Médard étaient là. Est-ce qu'ils sont toujours présents pour vous titiller et maintenir la pression ? 

J-C.M : Oui c'est toujours comme ça (rires). On a fait un repas pendant la semaine avec eux. C'est bien de voir les anciens joueurs à côté du terrain, de pouvoir parler avec eux.

Apparemment vous êtes le porte-bonheur d'Ugo Mola, c'est vrai ?

J-C.M : (rires) En 2021 j'ai eu la chance de jouer la finale de Champions Cup alors que ce n'était que mon sixième match. J'avais marqué l'essai du titre et par la suite on est aussi champion de France. C'est peut-être pour ça, mais je ne suis pas sûr. Au début, j'étais appelé "le pire joker médical du monde". À mon arrivée, je me suis blessé au doigt après à peine un match. J'étais resté deux mois sans jouer.

 

Vous avez joué 10 pendant les doublons, et quasiment tous les postes de la ligne arrière depuis votre arrivée à Toulouse. C'est une qualité rare d'être aussi polyvalent ...

J-C.M : Je sais que je suis capable de jouer à beaucoup de postes. Depuis la saison dernière, j'ai fait des matches à l'ouverture. C'était un gros défi pour moi de commencer à jouer à ce poste. Il y a moins de temps de préparation et d'exécution. Donc c'était un peu difficile au démarrage, mais au fil des rencontres et des entraînements, je m'y suis fait. Cette saison j'ai aussi commencé à buter. Mais je suisconscient que je dois continuer à travailler tout ça pour rester polyvalent.

 

Retrouvez l'intégralité d'Au Coeur de la Mêlée : Le Mag ici :

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