Trop c’est trop ! Les forces de l’ordre réclament un durcissement des sanctions légales face à la violence des émeutes lycéennes. Jean-Pierre Cloez, délégué du syndicat de police Alliance PN Nord, hausse d’un ton au micro de Sud Radio.
Des policiers "abasourdis" par la violence continue subie
L’affaire de trop ? Ce policier, roué de coups par des adolescents à Belfort. Les jeunes agresseurs sont mis en examen. Mais pour Jean-Pierre Cloez et les autres, les sanctions encourues ne sont plus suffisantes face à la brutalité croissante, à laquelle font face les policiers.
Le problème ne date pas d’hier : « On a déjà évoqué ce besoinde fermeté : on la réclame depuis un long moment et aujourd’hui, on est abasourdis de voir que les violences contre les policiers continuent. »
🔴Blocus des lycées : un policier agressé à Belfort 👮♂️@CLOEZ14 (Alliance PN) : "Tu touches à un policier, tu dors en prison ! On est plus sur les mêmes mineurs qu'avant" #GrandMatin 📻 https://t.co/LIMgdJS9Le https://t.co/aIEeurf5gm
— Sud Radio (@SudRadio) October 5, 2026
"Les violences s'amplifient envers les policiers, mais pas que !"
Pire encore. « Elles s'amplifient. » La fille d’un de ses camarades a même reçu des vidéos et photos intimidantes. En cause ? Le seul métier de son père : policier. « C'est intolérable. Pire, avec les manifestations, les violences s'amplifient envers les policiers mais pas que ! Envers les lycéens, enseignants, passants, pompiers, journalistes aussi. » Dans la rue, la colère déborde.
Loi de 1945 : "Les mineurs d'aujourd'hui ne sont plus les mêmes"
Le syndicat policier demande donc un « retour à l’ordre dans le pays et une fermeté plus efficiente ». Et pour se faire, plusieurs pistes sont envisagées. Les peines planchers en sont une première, mais il faudrait commencer par revoir « la loi de 1945 qui concerne les mineurs et qui aura bientôt 100 ans. Les mineurs de 1945 et les mineurs d'aujourd'hui ne sont plus les mêmes, ce ne sont plus les mineurs d'avant. »
Des peines existantes non appliquées
La suppression des aménagements de peine automatiques est-elle une solution ? Le syndicat de police Alliance PN Nord espère avant tout « que les peines soient appliquées. Celui que l'on martèle depuis un petit moment, c'est : tu touches à un policier, tu dors en prison. Et après, peut-être qu’on parlera des peines planchers et réductions de peines. »