Sirènes hurlantes, interventions d’urgence et décisions prises en quelques secondes : le quotidien d’un ambulancier du SAMU se joue souvent contre la montre. En première ligne face à l’urgence médicale, ces professionnels sillonnent routes et quartiers, de jour comme de nuit, pour porter secours aux patients dans des situations parfois critiques. Un métier exigeant, méconnu, où chaque intervention peut faire la différence entre la vie et la mort.
Christophe Combes, ambulancier au SAMU de Marseille, était invité de Sud Radio au micro de Benjamin Glaise pour témoigner de son quotidien et des évolutions du métier.
Des pratiques qui évoluent en permanence
"Les pratiques évoluent de plus en plus, notamment à cause des attentats et des événements récents. Cela nous oblige à nous adapter en permanence, à multiplier les exercices et à faire évoluer nos méthodes, aussi bien en matière de matériel que dans notre façon de travailler", a-t-il notamment expliqué.
Sur le terrain, le métier d’ambulancier du SAMU est désormais strictement encadré par des protocoles précis. Certaines interventions pré-hospitalières sont assurées par un binôme composé d’un ambulancier et d’un infirmier, tandis que le médecin reste à la régulation, au centre 15. "Tout est protocolisé", a expliqué l’ambulancier.
Cette évolution du métier implique une formation renforcée. Les professionnels passent par le CESU, le Centre d’enseignement des soins d’urgence, une formation diplomante et reconnue par l’État. "On a besoin de se former pour avoir les bons réflexes et les bons outils, notamment pour travailler en équipe avec un infirmier", a-t-il souligné. Une étape indispensable pour pouvoir exercer ces nouvelles missions.
"Il faut avoir le cœur bien accroché"
Le quotidien d’un ambulancier du SAMU n’est pas sans épreuves. "Certaines interventions sont dures, il faut avoir le cœur bien accroché, ce n’est pas un métier donné à tout le monde", a confié Christophe au micro de Sud Radio. S’il reconnaît que le service connaît aussi des moments positifs, certains drames marquent durablement.
🚨 Grève des médecins : une hausse de 30 à 50% des appels met le Samu sous tension
— Sud Radio (@SudRadio) January 6, 2026
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"Il y avait du sang partout"
Il se souvient notamment de sa toute première intervention, un accident de scooter. "C'était un accident de scooter, la personne a malheureusement perdu sa jambe, il y avait du sang partout." Et de raconter : "On était en train de manger, et d’un coup, on est partis en intervention. Sur place, j’étais complètement mal, rouge, bleu, vert, j’allais vomir. La seule chose que j’ai réussi à faire, c’était tenir la perfusion. Même onze ans plus tard, je m’en souviens encore très bien. Je me souviens surtout des infirmiers qui m’ont rassuré, qui m’ont dit que c’était normal, que ça arrivait à tout le monde. L’important, c’est de ne pas rester bloqué là-dessus, d’apprendre de ses erreurs pour ne plus les refaire, et pour être meilleur ensuite. C’est ça qui me plaît dans ce métier ! On se remet constamment en question pour s’améliorer et ne jamais rester sur ses acquis. »