Des milliers de personnes ont défilé à Narbonne dimanche pour honorer la mémoire de Louis, battu à mort fin juin, lors d'un hommage très politique où la mère de l'adolescent tué a réclamé un durcissement de la justice pénale, en présence notamment d'Eric Zemmour et de Marion Maréchal-Le Pen.
La foule compacte et majoritairement vêtue de blanc, environ 4.500 personnes selon la police, s'est rendue, depuis l'hôtel de ville, jusqu'au chantier où Louis, 17 ans, a été abandonné par ses agresseurs, avant de succomber à ses blessures trois jours plus tard à l'hôpital.
Quelque 400 identitaires faisaient partie du cortège, plus que lors du précédent rassemblement, une semaine plus tôt, auquel la famille n'avait pas souhaité s'associer pour éviter "toute récupération politique".
"La racaille en prison, ni oubli ni pardon", ou encore "Français, défends toi, tu es ici chez toi", a-t-on pu entendre dans le cortège parsemé de drapeaux tricolores.
Défilé en mémoire de Louis, un adolescent de 17 ans battu à mort fin juin dans un guet-apens, le 5 juillet 2026 à Narbonne
Valentin GRAFF - AFP
"Je ne veux plus entendre parler d'excuses de minorité. (...) Parce que toi aussi, mon fils, tu avais une vie à construire, un avenir à créer. Ce n'est pas entendable que tes assassins ne passent que huit, dix ans de prison ou vingt pour les plus âgés, sans parler de remise (de peine) pour bonne conduite", a déclaré face à la foule la mère de Louis, qui n'a jamais souhaité donner son nom.
Cinq jeunes dont trois mineurs, âgés de 16 à 19 ans, ont été mis en examen pour tentative d'assassinat et placés en détention provisoire.
"Je me battrai pour qu'ils prennent tous trente ans de peine ferme. Incompressible", reprend-elle sous un tonnerre d'applaudissements.
"Nous allons redonner tout son sens au mot perpétuité, je le ferai pour toi mon fils", reprend-elle.
La mère de Louis (C), un adolescent de 17 ans battu à mort fin juin dans un guet-apens, se tient derrière une banderole lors d'une nouvelle marche en mémoire de son fils, le 5 juillet 2026 à Narbonne
Valentin GRAFF - AFP
Tout au long de la marche blanche, la foule est allée plus loin, réclamant le rétablissement de la marche blanche en scandant "Peine de mort! Peine de mort!"
Samedi, environ 500 personnes avaient marché à Carcassonne à l'appel du père de Louis, Nicolas Hervé, lors d'un hommage moins marqué politiquement.
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