Une scène incroyable s'est déroulée dans un établissement public de l’académie de Bordeaux… Dans le cadre du mouvement lycéen, une trentaine de jeunes casseurs se sont introduits dans l’établissement de Lormant, après une assemblée générale au sein du lycée, pillant et saccageant l'établissement.
Mouvement lycéen : 500.000 euros de dégâts
"J’ai vécu cela douloureusement, car cette violence ne ressemble pas à la jeunesse que je rencontre tous les jours, réagit Jean-Louis Nembrini, vice-président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine en charge des lycées, au micro de Jacques Cardoze, sur l’antenne de Sud Radio. C’est un crève-cœur, ce saccage d’un lycée, lieu de la réussite et de la formation, où l’on forge son avenir."
Incendies, vols d’ordinateurs… "Ce seront 300 à 500.000 euros de dégâts à réparer, et sur le compte de la région. Mais nous ne devons pas nous arrêter aux violents. N’oublions pas que les jeunes veulent être entendus, écoutés, sur Parcours Sup, la réforme du lycée, la question des remplacements, y compris l’entretien des locaux. Ce sont des sujets sur lesquels les jeunes veulent s’exprimer. Ces violences cachent leurs revendications."
🚨 Un lycée saccagé et pillé à Lormont !
🗣️ @jlnembrini : "C'est douloureux ! Ce sera peut-être 500 000 euros de dégâts !" #GrandMatin
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— Sud Radio (@SudRadio) October 9, 2026
Des lycées difficiles à protéger
Trois lycées posent problème dans le secteur. Sait-on d’où ces casseurs sont venus ? « Ils n’ont rien à voir avec le cœur des revendications lycéennes, estime Jean-Louis Nembrini, vice-président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine en charge des lycées, sur l’antenne de Sud Radio. D’où ils viennent, l’enquête nous le dira. La police et le procureur étaient présents." Ces jeunes ne seraient pas des élèves de l’établissement. "Ce sont des informations que j’ai également."
Comment peut-on entrer aussi facilement dans un établissement ? "Là, ils ont arraché des clôtures qui, pourtant, étaient métalliques." Comment faire pour protéger les lycées ? "J’ai en responsabilité 300 lycées dans ma région, 4,5 millions de mètres carrés de toiture. Nous avons renforcé les clôtures, mais c’est compliqué face au déferlement de violence. Ce sont autant de moyens qui seront soustraits à l’appareil de formation lui-même."
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