IKEA France a annoncé ce jeudi 22 octobre 2026, la suppression d'environ 300 postes. Et elle n’est pas la seule enseigne concernée : Gifi, Sodexo, le contexte économique, social et politique porte un coup à bien des entreprises et familles de travailleurs.
Un coup de massue pour de nombreux salariés
Moins de salariés, plus de restructuration : le groupe IKEA est pris en étau, entre la concurrence des « discounteurs », ces vendeurs à prix imbattables, et la baisse de fréquentation durable dans ses magasins. En cause ? La pression des prix, la baisse du pouvoir d'achat des ménages et la concurrence du numérique. Au total, ce sont des milliers de salariés concernés : des caissiers ou manutentionnaires, pour la plupart, peu qualifiés avec des emplois peu mobiles.
Leurs alternatives à l’emploi sont rares, la menace de ces foyers est donc réelle. Pire, ces suppressions de postes interviennent dans un contexte déjà fragilisé. L'inflation a absorbé les hausses de salaire et les arbitrages se durcissent. Résultat ? Quand une enseigne ferme, on coupe des postes : la spirale s’aggrave.
🔴Ikea prévoit de supprimer jusqu’à 303 postes en France : grève en vue ? 🗣️Aurélie Santiago (FO-IKEA) : "On est rentable ! Mais ils veulent être rentables à tout-prix, y compris sur le dos des salariés" #GrandMatin 📻Écoutez #ParlonsCash chaque matin à 8h15 et réagissez sur parlonscash@sudradio.fr
— Sud Radio (@SudRadio) October 22, 2026
"On reste encore très compétitifs"
Et pourtant, la situation d’IKEA n’est pas « mauvaise » constate Aurélie Santiago, déléguée syndicale d’Ikea, au micro de Sud Radio. « Aujourd’hui, notre chiffre d'affaires est quand même de 3,5 milliards sur le dernier exercice fiscal. » Ikea accuse « effectivement une baisse de chiffre d'affaires, mais on reste encore très compétitifs, très rentables. »
"Un abus de confiance des salariés"
Ces licenciements économiques ? « C’est essayer d'être toujours plus rentable. Nous sommes encore très compétitifs et rentables. Il a juste du cynisme derrière, pour les personnes à qui on avait garanti il y a 3 mois : ne vous inquiétez pas, vous conserverez votre emploi… mais on vous déplacera peut-être de poste. » Un « abus de confiance des salariés qui ont parfois 30 ans d'ancienneté » qu’Aurélie Santiago ne digère pas.
"Une perte considérable de travail"
L’enseigne de meubles emploi dans l'hexagone, 12 000 personnes, avec un chiffre d'affaires de 3 milliards et demi d'euros en 2024-2025 : l’annonce de 303 emplois supprimés fait tâche dans le tableau : « Une perte considérable de travail. »
Le cadre futur reste flou et puis, le climat social, national ou non, ralentit les achats clients. Remplacer ses meubles peut attendre, estiment de très nombreux Français.