"Retenez-moi où je fais un malheur ! Républicains et Socialistes, grands vainqueurs dans les urnes municipales qui - à un an de la présidentielle- ont fait le plein de voix et d’espérance, auront mis un jour pour renouer avec leurs guerres picrocholines. Olivier Faure, en dépit des succès engrangés à Paris, Marseille et ailleurs, doit solder les alliances perdantes du PS avec LFI. Bruno Retailleau quant à lui doit gérer les éternelles divisions au sein de LR et de la droite républicaine en général, moteur de la défaite dans la capitale"
"Laurent Wauquiez joue sa petite musique depuis le débat budgétaire"
"Cette fois, c’est David Lisnard, ulcéré par le mode de désignation du futur candidat des Républicains à la présidentielle, qui dénonce « un vote truqué » et menace de claquer la porte de LR. Le patron des maires de France, réélu au 1er tour à Cannes à plus de 80%, le dira les yeux dans les yeux au patron de LR, mardi prochain. Un ultimatum de 5 jours, façon Trump, pour mettre la pression et marquer son désaccord avec la méthode voulue par Bruno Retailleau : les militants devront dire le mois prochain s’ils veulent une primaire fermée aux seuls adhérents de LR, ou semi-ouverte aux sympathisants, ou encore un simple plébiscite de l’actuel président. En clair, comment voter Retailleau déjà candidat, dénonce David Lisnard. Qui réclame une vraie grande primaire ouverte à toute la droite. Tout comme Laurent Wauquiez, qui joue sa petite musique depuis le débat budgétaire"
"Cette tempête dans un verre d’eau raconte toutes les difficultés de la droite traditionnelle"
"Le chef des députés LR veut aussi cette primaire ouverte de Philippe à Knafo. Xavier Bertrand, quant à lui, a clairement dit qu’il ne passera pas par ce processus pour briguer l’Elysée. Edouard Philippe, le chef d’Horizons, se doit donc d’attendre que tout le monde redescende pour s’imposer si possible par les sondages. Cette tempête dans un verre d’eau raconte toutes les difficultés de la droite traditionnelle, tout comme de la gauche social-démocrate, à fabriquer, chacun dans son camp, face aux deux rouleaux compresseurs Bardella et Mélenchon, un champion crédible et un seul. Ou une championne. Bonne chance"
Retrouvez l'édito de Jean-François Achilli à partir de 9h05 du lundi au jeudi dans La Vérité en Face