La crispation diplomatique autour du Groenland franchit un nouveau cap. Selon l’Élysée, la France a officiellement demandé l’organisation d’un exercice de l’Otan sur le territoire arctique et se dit prête à y contribuer. Une initiative qui intervient alors que les tensions transatlantiques s’intensifient, alimentées par les déclarations répétées du président américain Donald Trump sur son intention d’acquérir le Groenland, territoire autonome relevant du Danemark, membre de l’Alliance atlantique.
Pour Paris, la tenue d’un exercice militaire sur le territoire arctique constituerait un signal politique fort, rappelant que la sécurité du Groenland relève de l’ensemble des alliés. Alors que les relations entre Washington et l’Europe traversent l’une de leurs périodes les plus délicates, la France entend montrer que l’unité de l’Otan ne peut être fragilisée par des ambitions territoriales.
🗣️@PatrickRogerE : "Entre Macron, #Trump ou Mélenchon, c'est la cour des écoles ! On règle ses comptes sur les réseaux... Nous sommes entrés dans un monde dangereux et sans filtre" #GrandMatin
— Sud Radio (@SudRadio) January 21, 2026
➡️Suivez le direct : https://t.co/QKa5Efuc2W
☎️ Réagissez au 0 826 300 300 pic.twitter.com/P4IA2ATF19
Trump attendu aujourd'hui à Davos
Paris a confirmé à France Télévisions avoir formulé cette demande auprès de l’Otan. L’objectif : réaffirmer la solidarité entre alliés et rappeler le cadre juridique international qui protège le territoire groenlandais. Une manière aussi de répondre à la montée des tensions provoquées par les ambitions américaines.
Hier à Davos (Suisse), Emmanuel Macron a mis en garde contre les tentatives de Washington de « subordonner l’Europe ». Le chef de l’État a qualifié les menaces américaines d’« inacceptables », soulignant que la stabilité de l’Alliance atlantique ne pouvait être mise en péril par des initiatives unilatérales.
Donald Trump, attendu aujourd'hui à Davos pour un face-à-face avec les dirigeants européens, a de nouveau alimenté la controverse. Interrogé sur les moyens qu’il serait prêt à employer pour acquérir le Groenland, il a répondu : « Vous le découvrirez. » Une formule qui a immédiatement ravivé les inquiétudes des partenaires européens, déjà préoccupés par les tensions croissantes au sein de l’Otan.