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Déserts médicaux : Le maire de Marmande interdit de tomber malade 

Le maire de Marmande (Lot-et-Garonne) a pris un arrêté (ironique) pour alerter sur la question des déserts médicaux.

déserts médicaux
Les déserts médicaux progressent en France. (Philippe LOPEZ - AFP/Archives)

Il est officiellement interdit de tomber malade à Marmande, dans le Lot-et-Garonne. Une décision du maire qui peut faire sourire, mais qui cache un problème majeur : le danger couru par l’hôpital local, et la question des déserts médicaux.

"Il faut que notre hôpital perdure"

"On peut bien sûr rire de cet arrêté, reconnaît Joël Hocquelet, maire de Marmande, au micro de Jacques Cardoze, sur l'antenne de Sud Radio. Mais pas de la réalité de ce qu’il dénonce. Les difficultés d’accès aux soins au-delà de la médecine de ville, à l’hôpital. Avec des menaces de restrictions de ce qu’il peut offrir dans notre ville, sous-préfecture de 18000 habitants."

Menace-t-on de fermer des services ? "Nous sommes dans ce que l’on appelle un GHT, Groupe Hospitalier de Territoire, mis en place il y a dix ans. Il y a un hôpital à Agen. Si nous sommes d’accord pour faire des coopérations, il faut que ce que propose notre hôpital perdure. Or une circulaire de la ministre parue au milieu de l’été annonce une accélération des regroupements."

Déserts médicaux : "Des pertes de chance"

"Notre hôpital draine 110 000 personnes dont une partie du sud de la Gironde, rappelle Joël Hocquelet, maire de Marmande, sur l'antenne de Sud Radio. On ne peut pas devenir un hôpital local. Nous sommes d’accord pour que la neurologie, les maladies des reins restent à Agen. Mais la cardiologie, le digestif, la pédiatrie, la gynéco-obstétrique, cela doit être accessible à Marmande. Sinon on prive un énorme bassin de ces prestations."

"La difficulté d’accès aux soins entraîne des pertes de chances. Vous aurez des séquelles d’une maladie que vous n’auriez pas eu si vous aviez été à 4 km d’Agen. Cela n’est pas supportable. Aujourd’hui, on voit des stades de maladies que l’on ne voyait plus. Les gens étaient mieux pris en charge. On a des dégradations des indicateurs de santé dans ce pays. Nous demandons le maintien de l’hôpital dans l’offre de soins qu’il a aujourd’hui."

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