Paradoxe des règles actuelles relatives à la parité, un cabinet de soins esthétiques s’est vu sanctionner pour n’avoir embauché que des femmes, alors que ses effectifs sont à 100% féminins et que sa clientèle est quasi exclusivement composée de femmes qui viennent, notamment, pour des soins d’épilation intime...
Des salons de beauté 100% féminins
L’entreprise Body Minute, spécialisée dans les instituts de beauté sans rendez-vous emploie, environ 2 000 personnes dans plus de 450 centres à travers la France. Elle s’est ainsi vue récemment sanctionner de 160 000 euros de pénalités par le Trésor Public vie les services du ministère du Travail. Une surprise pour JCDA, la société qui chapeaute ces salons de beauté. Pourtant, le métier est à 100% féminin, de même que l’ensemble des clientes.
Hors de question pour ces clientes d’avoir affaire à un homme, notamment pour des soins d’épilation intime... Moralité : les salons Body Minute n’embauchent que des esthéticiennes. "Devenez franchisée", propose d'ailleurs l'entreprise sur son site Internet. Raison pour laquelle en 2020, la société JCDA a d’abord été sanctionnée de 33 000 euros d’amendes.
💶 660.000 € d'amende pour ne pas avoir assez d'esthéticiens hommes !
— Sud Radio (@SudRadio) January 5, 2026
🗣️ Jean-Christophe David (PDG @Bodyminutefr) : "On est un groupe de femmes au service des femmes !" #MettezVousDaccord
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Une amende majorée de 160 000 euros
La direction des entreprises et du travail lui reprochait en effet de ne pas avoir mis en place des négociations ou des plans d’action pour l’égalité femmes-hommes, comme le prévoit le code du travail. L’entreprise a beau arguer d’un secteur spécifique, le montant d’amendes n’avait été annulé que pour vice de forme et non sur le fond.
Désormais, c’est une amende majorée de 160 000 euros qui est réclamée à l’entreprise. Cette énorme amende est calculée qui plus est sur une masse salariale exagérée, selon JCDA. En effet, l’entreprise fonctionnant sur le principe de la franchise, nombre d’esthéticiennes ne sont en fait pas directement les salariées de l’entreprise.