La 33e édition du Ruban Rose est de retour depuis le 1er octobre 2026. L'opération Octobre Rose dédie un mois à la sensibilisation du cancer du sein. L’occasion pour le docteur Daniel Semeka, de rappeler l’importance du dépistage, au micro de Sud Radio.
Seul 44% des femmes dépistées
C’est le cancer le plus fréquent en France : le cancer du sein. Il est le plus mortel chez les femmes et pourtant, moins d'une femme sur deux se fait dépister lors de la campagne organisée en France. En 2024, moins de 44% des femmes de 50-74 ans s'y sont confrontées. En 2023, le pays recensait 61 214 nouveaux cas de cancer du sein féminin et la tendance est à la hausse.
Une phobie du diagnostic dommageable voire mortel
Ce geste simple peut sauver des vies, alors pourquoi ne pas faire le test ? « Il y a une attitude presque phobique, on a peur du résultat. Alors on ne le fait pas et c'est vraiment très dommageable parce que plus le diagnostic est tôt, plus la guérison est rapide et efficace. C’est 9 fois sur 10 une guérison totale », analyse Daniel Semeka.
Et cette « barrière mentale », cette appréhension peut coûter cher : chaque jour compte. L’avantage d’un test précoce : « La lourdeur du traitement et des interventions est moindre. Tout est moindre lorsque c'est diagnostiqué tôt. »
Un programme de dépistage accessible et complet
En France, un programme de prise en charge existe : Le programme octobre rose, du 1er au 31 octobre.Dépistage, récolte de fonds pour la recherche, mammographie, examen clinique, palpation des seins. « Il faut voir son généraliste, son gynécologue pour ça. On encourage aussi, l'autopalpation une fois par mois, plus de préférence après les règles. »
♋️ La prévention et l’importance de l’entourage mises en avant pour Octobre Rose ! 🗣️ Alice Detollenaere, auteure de "Guérie par ton amour" : "Ce n’est pas qu’une maladie de femme. Quand elle arrive dans une famille, ça impacte tellement tout le monde qu’il faut en parler à plusieurs" 📻https://t.co/Iun7DcWh6Q ☎️0 826 300 300
— Sud Radio (@SudRadio) October 3, 2026
Hommes et femmes, tous victimes du cancer du sein
Le cancer du sein touche aussi les hommes qui partagent les mêmes facteurs de risque de cancer, que leurs homologues féminines. « Tabac, alcool, sédentarité, surpoids… On ajoute évidemment l'hérédité, les antécédents familiaux, parce qu'il y a quand même des facteurs génétiques. Dans une moindre mesure, le traitement hormonal substitutif de la ménopause, mais bon. Dans une moindre mesure aussi, la pilule stuprégestative lorsqu'elle est utilisée trop longtemps. »