30 jours pour déclarer les dégâts au lieu de 5 et des indemnisations accélérées : face à la casse exceptionnelle de ce 17 octobre 2026, les assureurs s’activent. Malgré tout, parmi les plus de 3000 commerçants touchés, certains ne seront pas totalement indemnisés, constate Olivier Moustakakis, cofondateur d'Assurland, au micro de Sud Radio.
Des commerces fermés pendant "des semaines"
La facture pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d'euros. Vitrines brisées, magasins pillés, voire, calcinés : Les assureurs se mobilisent au maximum pour permettre aux victimes des émeutes, de reprendre au plus vite leurs activités. Problème ? « Le commerce est fermé pendant plusieurs jours, voire des semaines. »
La garantie de perte d'exploitation
Une période durant laquelle, faute d’activité, les commerçants perdront inévitablement du chiffre d’affaires. La suite ? « Tout dépendra du contrat qu'ils ont souscrit : est-ce qu'ils ont souscrit ou pas une garantie de perte d'exploitation ? »
Pour un commerçant non-garanti, l’assurance ne pourra verser aucune somme pour dégâts liés aux émeutes. Il ne restera alors, que de possibles aides publiques d’urgence et un éventuel recours contre l’État ou les auteurs de casse identifiés.
Un possible recours contre l’État
Une demande peut effectivement être engagée lorsque les dégâts résultent de rassemblements ou attroupements, sur le fondement de la responsabilité de l’État prévue dans le Code de la sécurité intérieure. Ce recours peut concerner les franchises, exclusions ou pertes non couvertes, mais son succès dépend des circonstances précises du sinistre.
🔴Aides pour les commerçants après le #17Octobre 🗣️@SergePapin_rf : "L'État va proposer un fond de soutien et des reports de charges" 📻https://t.co/LIMgdJRBVG https://t.co/8cKxshGypN
— Sud Radio (@SudRadio) October 20, 2026
Une indemnisation complexe et partielle
Et puis, même avec une assurance professionnelle, l’indemnisation peut être partielle : Une franchise peut s’appliquer. Certains contrats exigent une garantie explicite « émeutes et mouvements populaires » et sans elle, une exclusion peut empêcher toute prise en charge.
D’ailleurs, la valeur d’indemnisation peut être fixée en valeur d’achat ou de modalités contractuelles, ce qui peut ne pas couvrir entièrement la perte réelle. L'exécutif a lui, annoncé la mise en place d'un chômage partiel et d'un fonds de soutien pour les enseignes victimes de dégradations. L'Etat devrait également proposer un fond de soutien, ainsi qu'un report des charges.