Un hommage national sera rendu dans les prochains jours à Florian Montorio, décédé sous les tirs du Hezbollah, selon la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dans le cadre d’une opération pour la paix au Liban avec les casques bleus.
Un choc pour les Tarn-et-Garonnais
L’émotion est encore vive dans le Tarn-et-Garonne, deux jours après le décès du sergent-chef Florian Montorio. Il en était originaire et, pour Henri, ancien militaire à la retraite, c’est un choc : "On s'y attend plus ou moins. Mais là, sur une mission de la Finul, c'est particulier. On ne s'y attendait pas vraiment. Et c'est un choc, notamment parce que le 17 (17e régiment du génie parachutiste de Montauban) est un régiment qui est bien ancré dans la ville depuis des années. On les voit régulièrement. C'est triste. On pense bien sûr à lui, on pense à sa famille."
« Ça fait mal de se dire que ça peut être le mien aussi »
Si la tristesse s’est propagée dans les foyers de Montauban, pour Christiane, c’est plutôt la peur qui domine : "J'ai un peu la boule au ventre parce que j'ai mon fils qui est militaire et il est en OPEX à l'étranger. Donc ça fait mal de se dire que ça peut être le mien aussi, qui peut être touché. Ça touche aussi la famille. Donc c'est douloureux pour lui d'être parti comme ça, mais c'est encore plus douloureux pour les personnes qui restent sur place", déplore-t-elle.