Le coût du carburant devient un sujet majeur pour les écoles de conduite. Avec des véhicules qui circulent plusieurs heures par jour, chaque hausse du prix à la pompe pèse directement sur leurs dépenses. Cette situation pourrait finir par se répercuter sur le portefeuille des candidats au permis.
« Les auto-écoles n’ont pas le choix »
Pour Boris Grabowski, patron d’auto-école à Châteauroux et vice-président du pôle Éducation et Sécurité routières de Mobilians, la situation est devenue critique. "Les auto-écoles n’ont pas le choix, elles ont la corde autour du cou. On doit augmenter le tarif et très rapidement", explique-t-il au micro de Jacques Cardoze dans Parlons Cash.
Selon lui, la hausse du carburant représente en moyenne "215 euros supplémentaires par mois et par enseignant". Pour une structure employant trois enseignants, cela représente donc environ 650 euros de charges supplémentaires chaque mois.
700 à 800 euros de plus par mois
Et la facture s'accumule. Boris Grabowski affirme que "depuis le début de la crise, les auto-écoles ont "perdu 5 000 euros". Pour son cas personnel, remplir les réservoirs de ses véhicules dans son établissement lui revient entre 700 à 800 euros plus cher par mois.
Pour les professionnels, l'enjeu est désormais de répercuter une partie de cette hausse sur les nouveaux contrats. Boris Grabowski évoque une "possible augmentation de 3 à 4 euros par heure de conduite".
🔴Hausse du carburant : le prix des auto-écoles va-t-il augmenter ?
— Sud Radio (@SudRadio) September 25, 2026
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Une hausse qui pourrait peser sur le coût du permis
Le problème est particulier pour les auto-écoles : le prix est généralement fixé au moment de l'inscription. « Au moment où l’élève s’inscrit, le tarif est bloqué par ce contrat », rappelle Boris Grabowski.
Les professionnels doivent donc anticiper le prix du carburant sur plusieurs mois. « On est obligé de parier », ironise-t-il. Une hausse appliquée aux nouveaux contrats permettrait ainsi de tenir compte des coûts futurs, mais aussi de récupérer une partie des pertes déjà enregistrées.
Un secteur exclu des dispositifs d'aide
La profession demande parallèlement une aide publique. Mobilians réclamait notamment 35 centimes d’euro par litre de carburant, sur le modèle de l’aide accordée aux pêcheurs. Boris Grabowski estime que cette mesure aurait représenté environ 20 millions d’euros pour la mobilité des jeunes.
Mais le 23 septembre, Mobilians indiquait que les écoles de conduite avaient été exclues des dispositifs d’aide au carburant et annonçait que les tarifs des formations allaient augmenter, tout en affirmant vouloir limiter cette hausse.
Pour les candidats, le calendrier est donc défavorable : le permis pourrait coûter davantage dans les prochains mois, même si l'augmentation exacte dépendra de chaque auto-école et du nombre d'heures nécessaires à chaque élève.