Main arrachée, lycéen éborgné, les élèves eux aussi sont touchés par les violences. Depuis la mi-septembre, les manifestations lycéennes se multiplient à travers la France, les débordements aussi. Hier lundi 5 octobre, un jeune homme de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade à Lens. La police des polices a été saisie pour la 10ème fois depuis le début de la mobilisation.
Une violence disproportionnée face à des cas hors-la-loi isolés
Policier lynché, établissements saccagés, « Il y a (dans ces manifestations), côté jeunes, des incidents assez graves pour constituer des infractions pénales », admet Juliette Beigelman, avocate et membre du syndicat des avocats de France, au micro de Sud Radio. Pour autant, le regroupement a dénoncé une réaction disproportionnée des forces de l'ordre : « Ce sont des événements isolés et faire le focus là-dessus fausse complètement le tableau. »
Des forces de l'ordre face à la justice
Cette vision « diabolisante » des actes lycéens, coûte cher aux jeunes. Un lycéen de 16 ans a perdu l'usage de l'œil lors d'un blocage. Le parquet évoque des lésions compatibles avec un tir de LBD. Les policiers sont toujours plus répressifs. Un autre a porté plainte pour tentative (filmée) de noyade lors d’une mobilisation.
Une logique de maintien de l'ordre qui "ne permet pas une désescalade"
Une réaction dommageable pour le syndicat car cette « logique du maintien de l'ordre qui réagit face à une jeunesse en colère avec des moyens qui ne sont absolument pas adaptés, envenime la situation. Elle ne permet pas une désescalade. » De son côté, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez se dit prêt à répondre devant une commission parlementaire. La CGT, elle, promet que ses militants seront là pour les protéger.