La visite du pape Léon XIV en France a réuni beaucoup de monde. Une véritable réussite, avec un Stade de France et une place de la Concorde pleine à craquer, jusqu’à sa venue à Lourdes. C’est le sujet de l’édito du jour d’André Bercoff.
"Il n’y a plus la France, la vieille France, c’est fini, tout ça. Ne parlons pas des Français de souche, qui n’existent plus et qui ne devraient d’ailleurs plus exister. La nouvelle France, il n’y avait plus de culture française. Et puis, comme le disait la merveilleuse Mathilde Panot : “La France blanche et chrétienne n’a jamais existé, c’est un fantasme d’extrême droite"
"On peut penser ce qu'on veut de ce pape mais il s'est vraiment passé quelque chose"
"Et puis, on voit la Concorde, on voit le Stade de France, on voit 800 000 personnes dans le quartier des Champs-Élysées, et puis on voit effectivement ce qui se passe à Lourdes. On a quand même vu les images avec beaucoup de jeunes, non ? Il y avait beaucoup de jeunes. Et ce pape, on pense ce qu’on veut de lui, qu’on soit agnostique, athée, bouddhiste ou autre, peu importe, mais il y a quelque chose qui s’est passé"
"Ce n'est pas une révolution mais..."
"Alors, on ne parle pas de révolution, de renaissance, on ne va pas faire « alléluia », mais on va dire quelque chose : c’est qu’il y a une partie de la France — et ils sont des millions, voire des dizaines de millions — qui n’a pas envie de voir écraser son identité. Donc, attention à ce qui se passe. Quelque chose est là, quelque chose qui demande à vivre, quelque chose qui n’a pas envie d’être relégué au magasin des accessoires, et là, on l’a vu de manière assez magistrale. Après, feu de paille, dernier clou dans le cercueil…"