Les supporters marseillais demandent le départ d'Eyraud - "C'est à Mickey de partir, pas à AVB"

L'Olympique de Marseille vit des heures incandescentes, entre les incidents de samedi à la Commanderie et la démission surprise ce mardi midi de l'entraîneur André Villas-Boas. Alors que sont prévus deux chocs sportifs en cinq jours, contre Lens et Paris, les supporters clament leur colère et, par-dessus tout, l'inquiétude des semaines à venir.

Arrivé en 2016 pour prendre les rênes de l'OM, Jacques-Henri Eyraud est sous le feu des critiques. (Photo de Franck Fife / AFP)

Un reportage de Lionel Maillet pour Sud Radio.

André Villas-Boas avait surpris tout son monde et devancé la direction de l'Olympique de Marseille en déposant sa démission en conférence de presse ce mardi midi. La communication du club a de quoi interroger puisque ce dernier a réagi avec une mise à pied à titre conservatoire pour "agissements et attitudes qui nuisent gravement à l’institution". AVB ne sera donc pas sur le banc ce soir face à Lens. Un départ qui attise encore la colère des supporters.

À bord de son 4x4, le coach portugais a salué les aficionados venus le soutenir, hier après-midi devant la Commanderie.

Et quand bien même l'entraîneur sert de fusible, les problèmes structurels demeureront selon «  Titi », un ultra qui ne mâche pas ses mots. "C'est pas à lui de partir, nous on le sait tous. C'est à Mickey de partir, Jacques-Henri Eyraud doit démissionner, partir de lui-même ou que McCourt le mette à la porte mais il ne doit pas rester à la tête de l'Olympique de Marseille." Un autre abonde en ce sens et réclame "le départ de Jacques-Henri Eyraud. Une vente du club, du ménage, repartir à zéro".

La semaine de tous les dangers

Un entraîneur démissionnaire, huit supporters en prison, le vase déborde jour après jour et les gouttes d'eau ont des airs de grêle. Jusqu'à faire réagir le nouveau maire de Marseille, Benoît Payan, qui lance un appel à la direction.

"Il faut arrêter de mettre de l'huile sur le feu. Que les gens se parlent. Ce qui s'est passé ce week-end est insupportable, inqualifiable. Mais aujourd'hui, il appartient aux dirigeants de ce club de mettre les clubs de supporters autour de la table. Il est temps de tourner la page d'une histoire qui ne fonctionne pas et qui ne fonctionne plus".

Ce soir, les Olympiens se déplacent à Lens face aux Sang et Or en pleine bourre avant de recevoir l'ogre parisien dimanche dans un Classique qui a toujours une saveur singulière. Cette semaine peut tout faire basculer d'un côté comme de l'autre.