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Demi Vollering remporte son premier titre de championne du monde à Montréal

Demi Vollering a couronné sa saison exceptionnelle en décrochant son premier titre de championne du monde dimanche à Montréal au bout d'une course épique.

Demi Vollering émue après avoir remporté son premier titre de championne du monde.
Andrej Ivanov - AFP

Demi Vollering a couronné sa saison exceptionnelle en décrochant son premier titre de championne du monde dimanche à Montréal au bout d'une course épique.

Comme publicité pour le cyclisme féminin, difficile de faire mieux que cet après-midi ensoleillé autour du Mont-Royal où la Néerlandaise a dû aller au bout d'elle-même pour réaliser enfin son grand rêve face à une concurrence acharnée et jamais résignée.

"J'ai tellement travaillé pour atteindre cet objectif. C'était une course incroyable à regarder, je suis très fière d'en avoir fait partie, et j'ai hâte de la revoir", a réagi Vollering, exténuée et très émue, après avoir battu au sprint la Polonaise Kasia Niewiadoma, sa grande rivale du Tour de France, qui a crampé dans les derniers mètres.

L'Italienne Elisa Longo Borghini complète le podium, décrochant sa troisième médaille de bronze, alors que la Française Juliette Berthet a terminé cinquième après s'être montrée très solide à l'image du reste de l'équipe de France (Célia Gery 7e, Maëva Squiban 9e).

A l'arrivée, plusieurs Françaises, coéquipières de Vollering à l'année dans l'équipe FDJ-Suez, sont tombées dans les bras de la médaillée d'or, heureuses.

La Néerlandaise de 29 ans est ensuite montée sur le podium pour aller enfiler son premier maillot arc-en-ciel et avant d'éclater en sanglots. Elle a pourtant l'habitude des plus grands honneurs après avoir gagné, rien que cette année, le Tour de France, le Tour d'Italie, Liège-Bastogne-Liège et le Tour des Flandres.

Demi Vollering à Montréal le 26 septembre 2026

Demi Vollering à Montréal le 26 septembre 2026

Andrej Ivanov - AFP

Mais son émotion était à la hauteur d'un rêve qui a mis du temps à devenir réalité après s'être souvent brisé sur les rivalités internes dans la puissante équipe des Pays-Bas.

Rien de tel samedi et Puck Pieterse, potentielle candidate à l'or elle-aussi, était même exemplaire pour se sacrifier et préparer la grosse offensive de sa leader à 38 km de l'arrivée.

"Il faut du courage pour rassembler une équipe autour de soi avec des filles aussi fortes. Elles avaient leur propre chance et pourtant elles se sont données entièrement, uniquement pour moi. C'était beaucoup leur demander. Et moi, je n'arrivais pas à finir le boulot", a raconté Vollering.

- "Je n'osais pas me retourner" -

Lorsque la grande favorite au départ s'est lancée dans un raid solitaire audacieux à 38 km de l'arrivée, exactement au même moment que l'an dernier aux Championnats d'Europe, beaucoup pensaient que la course était finie.

Mais pas cette fois puisque elle s'est fait reprendre, 23 km plus loin, par Longo Borghini, Niewiadoma et Berthet.

La course, spectaculaire et pleine de suspense, a alors définitivement basculé dans l'épique, les coureuses se rendant coup sur coup, ivres de fatigue sur cette distance inhabituellement longue (180 km) et un circuit urbain très usant.

"Il y a eu tellement de moments où j'ai pensé que j'étais partie trop tôt. Je n'osais pas me retourner. Quand elles sont revenues, je me suis dit: "eh merde". Mais je devais continuer à y croire. Je n'ai jamais abandonné."

À l'amorce du dernier des huit tours de circuit, Elisa Longo Borghini a même pris une dizaine de secondes d'avance avant d'être rattrapée et distancée par Vollering et Niewiadoma.

L'Italienne a encore failli revenir dans les tout derniers mètres, tout comme la Suissesse Marlen Reusser, mais Vollering a tenu bon pour décrocher son premier maillot arc-en-ciel dans un sprint qu'elle n'allait "lâcher pour rien au monde".

Elle succède à la Québecoise Magdeleine Vallières, victorieuse l'an dernier à Kigali mais qui a fini par abandonner dimanche, complètement râpée, après avoir été impliquée dans une violente chute collective à mi-parcours.

Plusieurs autres coureuses ont dû jeter l'éponge dans cette chute, dont l'Espagnole Paula Blasi, une des favorites, qui était en plus malade.

AFP / Montréal (Canada) (AFP) / © 2026 AFP

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