Pas de pluie de buts mais un succès tranquille pour le Paris SG, qui a conforté sa première place en Ligue 1 à domicile contre Troyes (1-0) samedi soir lors de la 10e journée.
Avec 23 points, le club de la capitale s'assure la tête du championnat avant la dernière trêve internationale de l'année et conclut une excellente séquence de huit victoires de suite depuis la précédente fenêtre, en octobre.
Durant cette période, le club double champion d'Europe a été particulièrement brillant en Ligue des champions en battant Manchester City (4-2), le FC Barcelone (4-2) et, mardi, Villarreal (6-0) sur sa pelouse.
Après une telle démonstration de force, le Parc des Princes s'attendait sans doute à un nouveau festival face à Troyes (16e, 8 pts), mais pas Luis Enrique, qui prédisait le "match le plus difficile de la semaine" pour ses joueurs à la veille de la rencontre.
Et son contenu lui a donné raison. D'abord parce que l'Estac a effectué une performance cohérente tant en défense, avec des joueurs au rendez-vous dans l'intensité et un très bon gardien, Hillel Konaté, qu'en attaque, où elle a mis en difficulté le club parisien, souvent en contre-attaque.
Le milieu du Paris SG Warren Zaire-Emery (G) et le gardien de Troyes Hillel Konaté lors de la victoire parisienne 1-0, le 7 novembre 2026 au Parc des Princes
Thomas SAMSON - AFP
Ensuite parce que les Parisiens ont manqué de justesse dans leurs derniers gestes pour espérer tromper Konaté, en particulier Ferran Torres, qui a buté à quatre reprises sur le gardien international burkinabè (38e, 45e, 45e+2, 67e).
L'attaquant espagnol, qui connaît une période moins faste après des débuts idylliques, n'est pas parvenu à profiter de sa titularisation pour se relancer sur le plan statistique.
- Zabarnyi, tout un paradoxe -
Avant lui, Senny Mayulu, titulaire lors des deux dernières rencontres, s'était procuré les deux premières occasions (3e, 5e).
Aucun attaquant parisien n'a véritablement brillé dans cette rencontre : ni Désiré Doué, auteur d'une performance quelconque, un peu comme à Villarreal, ni Mika Godts, titulaire mais pas suffisamment dangereux.
Au contraire, c'est un défenseur qui a inscrit le seul but du match : Illia Zabarnyi, de la tête, servi par Senny Mayulu après un corner joué à deux (39e). L'Ukrainien, déjà menaçant dans les airs quelques minutes plus tôt (27e), a connu une première période paradoxale en étant meilleur en attaque qu'en défense, où il a offert une belle occasion finalement pas saisie par les Troyens en glissant (28e), et reçu un carton jaune pour une grosse faute (34e).
Après une première période largement dominée par Paris dans les intentions de jeu - 79% de possession, 481 passes à 128, 10 tirs à 3 - les joueurs de Luis Enrique ont baissé de rythme en seconde, ne se procurant que quelques occasions de but (59e, 66e).
Le spectacle a plutôt été en tribunes, où le virage Auteuil s'est embrasé à la 50e minute de jeu, quand le Collectif ultras parisiens (CUP) a allumé moult fumigènes et feux d'artifice pour célébrer ses 35 ans, ce qui lui vaudra peut-être une sanction de la Ligue de football professionnel (LFP).
Mais cela n'empêchera pas le Paris Saint-Germain de poursuivre sur sa lancée en championnat, qu'il domine désormais largement, après un démarrage poussif, et en Ligue des champions, où il vise le triplé en fin de saison.
rbo/dar
Par Rémi BOUVERESSE / Paris (France) (AFP) / © 2026 AFP
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