L'équipe de France de handball a démarré facilement et avec application la défense de son titre de championne d'Europe, jeudi à Oslo contre la République tchèque (42-28), une rencontre qu'a dû quitter prématurément son maître à jouer Aymeric Minne, à la suite d'une béquille à la cuisse gauche.
Un peu moins d'un an après avoir quitté la Unity Arena de la capitale norvégienne médaille de bronze mondiale autour du cou, les Bleus l'ont de nouveau quittée sourire aux lèvres, si ce n'était la sortie à un gros quart d'heure de la fin de Minne.
Le joueur de Nantes, qui a la lourde tâche de mener le jeu des Bleus après le forfait annoncé mardi de Nedim Remili (mollet gauche), a regagné le banc avant de se faire bander la cuisse gauche.
"Il a pris un coup. A partir du moment où vous l'avez vu en deuxième (période), c'est que les choses allaient plutôt bien. Mais c'est le genre de coup avec lesquels il faut rester précautionneux. On va bien sûr le chouchouter afin de s'assurer qu'il n'y ait pas de problème dans les prochains jours" a déclaré le sélectionneur Guillaume Gille au micro de BeIN Sports.
"Je prends une petite béquille sur une +fermeture+, mais pour le reste, tout s’est bien passé" a indiqué Minne cité par la Fédération française de handball.
Une incertitude devrait entourer sa participation au deuxième rendez-vous, samedi contre l'Ukraine, nouvelle entrée avant le plat principal du premier tour, lundi contre l'hôte norvégien.
En attendant, sans Remili ni Hugo Descat (forfait pour ce premier match), ils ont évité l'indigestion face à une faible République tchèque, qui s'est encore compliquée la tâche en manquant totalement son début de match: 6-0 en un peu plus de quatre minutes et malgré deux échecs au tir pour les Français.
- "Revue d'effectif" -
Une entrée en matière donnant le ton d'un match dominé de la tête et des épaules par les Bleus, qui se sont régalés, en transition ou sur jeu placé à l'image de ce "kung fu" entre Elohim Prandi (6 buts sur 7 tirs) et Dika Mem, conclu par ce dernier en changement de main (8-1, 8e).
Ils ont simplement connu un passage à vide aux alentours de la 20e minute, ne marquant qu'un seul but en huit minutes (17-25e) et laissant les Tchèques revenir (16-9 à 16-12, 20e).
La faute à certaines largesses défensives face au jeu à sept contre six adverse, et à quelques approximations en attaque avec la sortie de la base arrière titulaire Prandi-Minne-Mem.
Thibaud Briet, arrière gauche, a été testé au poste de demi-centre en première période, sans grand succès. Cela a été plus convaincant pour Melvyn Richardson (6/8) puis, une fois Minne sorti définitivement, Aymeric Zaepfel (4/4 pour ses débuts en compétition), appelé en remplacement de Remili.
La seconde période, sans saute de tension, a aussi permis à Charles Bolzinger, qui en a joué l'intégralité (Rémi Desbonnet a disputé la première), de s'illustrer dans le but (7 arrêts sur 21 tirs).
"Il y la satisfaction d'un premier pas réussi, qui a permis une revue d'effectif large et de voir, dans toutes les configurations, des garçons entrés dans leur Euro. J'ai l'impression que chacun a pu se libérer de la tension de début de tournoi", a souligné Guillaume Gille.
AFP / Oslo (AFP) / © 2026 AFP