Vaccination obligatoire des soignants : "Je vais bientôt recevoir ma suspension"

Avec la vaccination obligatoire des soignants, la mise à l’écart des non vaccinés commence. Laurence Lagoubie, secrétaire générale du pôle d’action sociale de la CGT Gironde, était l’invitée de Patrick Roger le 13 septembre dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10. 

À compter du 15 septembre, les personnels soignants non vaccinés seront suspendus. (Martin Burea - AFP/Archives)

Vaccination des soignants : "Ce grain de sable va venir s'ajouter à un sous-effectif constant"

Les soignants sont majoritairement vaccinés, mais pas à 100%. À partir de l’obligation vaccinale, le 15 septembre prochain, le personnel non vacciné ne devrait plus être sur les plannings. Comment cela va-t-il se passer en Gironde ? "L’atmosphère est tendue, explique Laurence Lagoubie, secrétaire générale du pôle d’action sociale de la CGT Gironde. Dans le privé, un certain nombre a déjà reçu une lettre de suspension."

"Dans le public, c’est déjà commencé. Je vais bientôt recevoir ma suspension, explique la représentante syndicale. Des lettres ont été envoyées à partir du 9 septembre pour prise d’effet au 15 septembre. Cela se surajoute à un manque d’effectifs important. Nous considérons qu’au niveau national, à peine 3% de nos soignants ne sont pas vaccinés ou ne le souhaitent pas. Ce grain de sable va venir s'ajouter à un sous-effectif constant que nous vivons au quotidien dans le public et le privé. C’est aussi le cas dans l’action sociale."

Suspension des soignants non vaccinés : "Nous connaissons notre métier"

Peut-on encore ne pas se faire vacciner alors que le Covid-19 reste la première maladie nosocomiale à l’hôpital ? "Un certain nombre de nos camarades ou collègues ne veulent pas se faire vacciner, constate Laurence Lagoubie. Nous, nous connaissons les gestes barrières, nous avons survécu à la première vague avec des sacs poubelles et sans gants, on a sauvé des patients et maintenant on nous stigmatise."

"Nous sommes suffisamment professionnels pour protéger les soignants, les résidents de nos Ehpad. On l’a déjà fait, nous connaissons notre métier, rappelle la secrétaire générale du pôle d’action sociale de la CGT Gironde. Ensuite, nous ne sommes pas sûrs que toutes les maladies nosocomiales soient transmises par les soignants. Quand on fait attendre en rang les brancards aux urgences pendant six heures, pensez-vous qu’il n’y ait pas de cas de transmission ?"

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