Un masque tueur de virus développé par une entreprise près de Toulouse

Principal fabriquant français de masques FFP2, Paul Boyé Technologies, spécialisé dans les tenues de protections de l'armée et dans le domaine du nucléaire, vient de mettre au point un masque tueur de virus. Ils devraient être rapidement mis sur le marché. Visite du site de production à Labarthe-sur-Lèze au sud-ouest de Toulouse.

Une employée de Paul Boyé Technologies présente un des masques à Labarthe-sur-Lèze au sud-ouest de Toulouse. (GEORGES GOBET / AFP)
Reportage Sud Radio de Christine Bouillot

 

Empêcher les gouttelettes de passer et donc de vous contaminer, mais aussi tuer le virus en même temps: c'est l’idée qu’ont eu le président de Paul Boyé Technologies, Jacques Boyé avec ses équipes: "On a démarré ces recherches il y a cinq ans, pour répondre à un besoin du personnel hospitalier contre les maladies nosocomiales, staphylocoque doré ou les choses comme ça. Cela a très bien marché, puis ensuite on a enclenché sur des recherches pour la protection contre l'anthrax"

(Christine Bouillot / Sud Radio)

 

Testé à grande échelle par l'Etat

Rien ne peut différencier un masque FFP2 classique d'un masque baptisé Biox. C'est entre les couches de tissus que se trouve le procédé top secret, explique Valérie Foropon, toxicologue chez Paul Poyé Technologies:

"Ce masque fonctionne comme un masque FFP2 normal, à part qu'il a dans sa couche supérieure un désinfectant incorporé, qui permet de tuer les bactéries et les virus." - Valérie Foropon

(Christine Bouillot / Sud Radio)

Un masque tueur de virus déjà testé à grande échelle la demande de l'Etat, "ils se sont rendus compte que notre masque tuait le covid". L’entreprise espère rapidement commercialiser ce fameux masques Biox. Son prix devrait être un peu plus élevé que le FFP2 classique.

Jacques Boyé, le président dans son usine de production de masques. 600.000 par jour. (Christine Bouillot / Sud Radio)

 

"On a lancé des essais très concluants sur le coronavirus, mais on n'avait pas la souche du covid-19. C'est l'Etat qui a voulu les tester à grande échelle dans les ses laboratoires. On a fabriqué un million de masques pour ça" - Jacques Boyé

 

(Christine Bouillot / Sud Radio)

(Christine Bouillot / Sud Radio)

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