Un collège de Toulouse fermé à cause du variant du Covid : "C'est l'occasion de redoubler de vigilance les uns et les autres"

Ce qui pourrait plonger le pays à nouveau dans un confinement, ce sont les variants du virus. On saura aujourd’hui avec l’enquête "flash" quelle est l'étendue de sa propagation. À Toulouse, plusieurs cas de variants anglais on été signalés dans un Ehpad où quatre personnes sont décédées. Et c'est à cause d’une suspicion de variant qu’un collège a été fermé pour toute la semaine.

Reportage de Christine Bouillot

 

Ce qui pourrait plonger le pays à nouveau dans un confinement, ce sont les variants du virus: anglais, brésilien ou sud africain. Ce variant anglais, qui inquiète les autorités, peut être beaucoup plus contaminant que le virus initial .

On saura aujourd’hui avec l’enquête "flash" quelle est l‘étendue de sa propagation. À Toulouse, plusieurs cas de variants anglais on été signalés dans un Ehpad où quatre personnes sont décédées. Et c'est à cause d’une suspicion de variant qu’un collège a été fermé pour toute la semaine.

"Ça va nous permettre de bien désinfecter l'établissement"

Depuis hier matin au collège Hubertine Auclert, le principal Olivier Henry est seul à gérer les affaires courantes. Les 820 élèves sont restés chez eux après plusieurs cas positifs. "Ça fait un nombre important d'élèves. Ça fait beaucoup de gens qui rentrent dans leurs familles. C'était nécessaire de dire "Bon, là, on arrête, on repart de zéro". Nous, ça va nous permettre de bien désinfecter l'établissement même si c'est fait régulièrement tous les jours. On essaye de faire une rentrée tranquille lundi prochain. Le tout, sereinement avec des élèves qui vont revenir et travailler sereinement".

"Forcément, il y a un peu plus d'inquiétude"

C’est la suspicion de ce variant anglais  chez l’un des professeur infecté qui a poussé les autorités à fermer le collège au plus vite. Une mesure saluée par les parents d’élèves comme Margareth Savary. "Ça franchit un cap au niveau de la progression du virus, des établissements scolaires. Donc, oui forcément, il y a un peu plus d'inquiétude. Et puis c'est l'occasion de redoubler de vigilance les uns et les autres".

"Pour l'instant, il n'y a pas de confirmation bien sûr"

Objectif de cette mesure: casser immédiatement  la chaine de contamination le temps d’avoir les résultats définitifs. C'est ce qu'explique le professeur Jacques Izopet. "Nous allons confirmer l'infection éventuelle d'enfants de ce type de virus et surtout du séquençage dans quelques jours. Mais, pour l'instant, il n'y a pas de confirmation bien sûr".

Une campagne de dépistage massive sera organisée vendredi  dans le collège. C'est la seule condition pour une éventuelle reprise des cours.

Christine Bouillot (avec Maxime Trouleau)