Toulouse : des violences de la police durant les manifestations ?

À Toulouse, police et manifestants s'accusent mutuellement de violence lors des manifestations contre la réforme des retraites.

Police
Réforme des retraites : une augmentation inévitable des affrontements entre police et manifestants ? (© AFP)

Manifestants et police s’accusent de violences durant les manifestations contre la réforme des retraites à Toulouse.

Une charge de police place du Capitole

Peut-on parler de dérives policières ? "Nous nous basons sur des faits, explique Pascal Gassiot, observatoire toulousain des pratiques policières. Jeudi dernier, aux alentours de 21 h place du Capitole, le comportement des CDI (Compagnies départementales d’intervention) nous semblent relever d’un usage disproportionné et excessif de la force. Voire illégal. Nous avons assisté à une charge d’une quarantaine de membres des CDI dans la foule sans aucune sommation. On filme et on n’en revient pas. Ce n’est pas normal."

Est-ce du fait de provocations de la part des manifestants ? "Nous avons constaté qu’il y avait des forces de police dans toutes les rues. Il y avait environ 2.000 personnes qui dansaient, chantaient, faisaient des slogans place du Capitole. Et, d’un coup, il y a une charge de police des personnes rassemblées sur la place, des coups de matraque, et sans aucune sommation. Là, cela me semble illégal. Ce sont des individus normaux, pas des casseurs, pris par surprise."

 

"Des gens qui viennent pour se battre, casser du flic"

"On dirait que l’on était dans un monde de bisounours et qu’à un moment, les méchants policiers se sont mis à charger et à s’en prendre à des manifestants, réagit Didier Martinez, secrétaire général Unité SGP police Occitanie. Il faut quand même être un peu sérieux, recontextualiser. L’observatoire a besoin de créer des situations pour exister. Dans certaines manifestations, évidemment, c’est une aubaine."

"Nos collègues sont engagés au quotidien depuis des semaines sur des manifs extrêmement violentes, parfois avec des débordements. Avec des gens qui viennent là pour se battre, casser du flic. il faut bien les encadrer. L’autorité préfectorale prend des décisions sur le dispositif du maintien de l'ordre du point de vue des exactions commises et des débordements éventuels. Nos collègues à Toulouse sont rôdés dans l’exercice. Toutes les manifestations avec les syndicats se sont parfaitement déroulées. Mais quand on a des casseurs, la police intervient."

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