Stations de ski: "On sait pas encore ce qui va se passer, ça s'annonce très dur au niveau de l'embauche"

Sera-t-il possible de skier à Noël ? Impossible de le dire pour l'heure. Mais le gouvernement encourage malgré tout à embaucher, quitte à demander ensuite le chômage partiel. Dans les stations, les professionnels s'affairent pour préparer les domaines, avec quand même une point d'inquiétude.

Chamonix. (Ludovic MARIN / AFP)
Reportage dans les Pyrénées de Thomas Rossi

 

Ouvrira ou n'ouvrira pas? C'est la question qui se pose en ce moment dans nombre de vallées pyrénéenne. Mais les domaines sont presque prêts, malgré le peu de réservations. "On se prépare à recevoir du public à partir de début décembre si ça nous est autorisé, comme une saison normale", explique Christophe Esparseil, directeur des trois stations de Haute-Garonne. "Aujourd'hui il n'y a quasiment pas de réservations, donc on s'attend à de la réservation de dernière seconde." Les sports d'hiver jouent le rôle de moteur économique dans beaucoup de zones de montagne, alors c'est forcément un peu l'inquiétude à l'approche de Noël, qui représente en moyenne 20% du chiffre d'affaires de la saison.

"On sait pas encore ce qui va se passer, on ne nous dit pas grand chose pour le moment, donc on est un peu dans le flou. Cela s'annonce très dur au niveau de l'embauche" - Charles-Antoine, loueur de skis à la station de Peyragudes

 

L'emploi justement est au cœur des préoccupations. Beaucoup d'habitants sont saisonniers, et difficile d'embaucher si les stations ne peuvent pas ouvrir, indique Georges Vigneau qui dirige cinq stations ariégeoises: "Il y a quatre stations de ski, l'ouverture est prévue le 19 décembre: on n'embauchera pas avant. Si la nouvelle tombe qu'on peut ouvrir, on embauchera..." Mais certains saisonniers restent optimistes, à l'image de Romain, moniteur de ski à Peyragudes: "Je reste confiant. Si ça débloque niveau covid, je pense qu'on va bosser, comme cet été quand ça a débloqué. Les gens vont monter à la journée, skier, prendre l'air..." Encore faut-il que d'ici une possible autorisation d'ouverture, la neige et le froid se décident à arriver.

 

"Si on ne peut pas ouvrir, ça va être la cata" - Georges Vigneau dirige cinq stations en Ariège