Stanislas Berton : "On est dans une réécriture totale des lois fondamentales qui ont gouverné l'humanité depuis les débuts

Stanislas Berton, spécialiste de la gestion de crise, auteur du livre "Être Français, lettre à ma sœur", était l’invité d’André Bercoff mardi 1er septembre sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Stanislas Berton invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Dans son dernier livre, Stanislas Berton dénonce "le nouvel obscurantisme et l'ultra spécialisation" et souligne "la soumission totale de l'université à l'idéologie progressiste" qui explique certains maux de notre société.

 

Une inversion des lois fondamentales

"On n'est plus du tout dans le monde réel, on est dans la pure idéologie", regrette Stanislas Berton qui observe "un nouvel obscurantisme qui au nom de l'idéologie refuse et réfute le monde réel". L'auteur prend pour exemple les récents cas de crimes et délits graves, dont "le coupable n'est plus coupable et limite la victime doit s'excuser d'être en colère et de demander justice". Une "réécriture totale des lois fondamentales qui ont gouverné l'humanité depuis ses débuts", selon lui.

Pour l'auteur, cela reflète "un clivage fondamental" avec des personnes "qui pensent que l'homme est créateur de sa propre norme". Une idée qui fait "table rase du passé" et se base "sur une construction idéologique". "Cela aboutit à refuser la biologie (théorie du genre), le refus de la loi (l'émotion doit primer sur la règle juridique), on arrive à partir de cette idée qu'il n'y a pas de loi naturelle qui s'impose à l'homme", remarque Stanislas Berton.

Un pouvoir "dépassé" sur les questions scientifiques

La crise du coronavirus a révélé "les questions d'intérêts qui revenaient sans cesse", prenant exemple du LancetGate. "Alors que le domaine de la connaissance est censé être neutre, le politique a pris le contrôle de l'univers du savoir", regrette Stanislas Berton pour qui "soit l'on est soumis à des intérêts privés, soit à des idéologies". "Cela rend le savoir très difficile à produire dans des conditions corrects", déplore-t-il.

Du côté du pouvoir, "les décideurs sont très mal formés dans le monde occidental", souligne l'auteur qui observe des politiques "plutôt formés sur de l'administratif". "Tout ce qui touche aux questions scientifiques, sanitaires, militaires, économiques, ils sont complètement dépassés", note Stanislas Berton, qui remarque qu'ils "ne peuvent pas vraiment juger ce que les experts leur disent, parce qu'ils n'ont pas de boussoles pour guider leurs décisions".

 

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