"Sans chasser les ours des Pyrénées, il faut les exclure des zones les plus peuplées"

Après qu'un chasseur a tué une ourse, un préfet a été nommé pour trouver un terrain d'entente entre pro et anti-ours dans les Pyrénées.

ours

Un préfet chargé de répondre aux questions sur la problématique des "Ours" a été nommé en Ariège après la mort d’une ourse qui avait blessé gravement un chasseur.

"Avant, pour un problème c'était un rapport. Maintenant, un problème, un préfet. Va-t-on nommer un préfet aux rats à Paris ?"

"En réalité, Jean-Yves Chiaro nommé préfet délégué "en charge des sujets "ours" dans le massif des Pyrénées" le 19 novembre, veille du drame de Seix. Il jouera les casques bleus, non pas entre les ours et les humains mais entre pro et anti-ours, en bisbilles depuis la réintroduction du plantigrade dans les Pyrénées en 1996. Aujourd’hui 70 à 80 sont regroupés dans un petit secteur, où se sont développées beaucoup d’activités humaines". 

"Il y a deux camps et, donc, deux récits. Pour les uns, une ourse a été tuée par un chasseur. Pour les autres, un chasseur a été grièvement blessé par un ours. Les deux sont vrais. C'est une question de priorité, voire de hiérarchie. On pleure l’ours ou l’homme qui a vu l’ours".

"Les ours et l'Homme ? Parfois, le vivre-ensemble passe par la séparation"

"Il y a deux conceptions de la nature et de la place de l’homme. Il y a les animalistes et les Humanistes".

"Pour les écolos dingos tendance Rousseau, la nature est bonne et l’homme est mauvais. Paradoxalement, le rêve romantique d’une nature rendue à la vie sauvage (pendant qu’on mangera de la viande en plastique) aboutit à la disneylandisation. Seuls les humains seront tolérés avec des touristes qui paieront pour voir des ours en vrai". 

"Pour les éleveurs, randonneurs, skieurs et habitants des vallées qui veulent y travailler ne demandent pas la disparition des ours mais la régulation. La présidente du conseil départemental de l’Ariège, Christine Tequi s’est énervé : "On demande que l'Ariège ne soit pas rayée de la carte de France ! Est-ce que l'homme doit se retirer de ces espaces sous la contrainte ?"

"Interpelé lors du grand débat, Macron avait fait du "en-même-temps" caricatural en prônant une "gestion intégrée du problème". En réalité, la cohabitation entre les hommes et certains animaux est parfois impossible. Sans chasser les ours des Pyrénées, il faut les exclure des zones les plus peuplées et développées. Parfois, le vivre-ensemble passe par la séparation".

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