Salles de sport à l'arrêt: "Je suis très inquiet pour le futur du sport en France"

Comme avant eux les métiers de la restauration et spectacle , les patrons des salles de sports envisagent de manifester jeudi à Paris et d’aller en justice pour demander une réouverture le 4 janvier prochain. La réouverture des salles est programmée le 20 janvier si tout va bien, avec un protocole sanitaire renforcé. En attendant, les salles de sports sont à bout de souffle. Les patrons s’inquiètent aussi de l’image que l’on donne actuellement de la pratique du sport.

Désinfection d'une salle de sport à New-York. Al Bello/Getty Images/AFP
Reportage au Sporting Village à Toulouse de Christine Bouillot

 

Pour tous les dirigeants des salles de sports comme Kobé Myaro, devoir attendre au mieux le 20 janvier est comme une double peine, janvier étant un mois important dans les abonnements des pratiquants. Difficile d'anticiper:

"On était à 50% en capacité d'accueil, donc il y a très peu de chance que notre capacité d'accueil évolue grandement au moment de notre réouverture potentielle. Ce qui nous inquiète le plus, c'est justement cette incertitude, cette incapacité à se projeter" - Kobé Myaro, patron de salle de sport

 

Pas simple non plus à digérer, les messages envoyés dans cette crise par le gouvernement:

"Au delà de tous les impacts économiques qu'on va pouvoir subir, malheureusement sur de très longues années... Je ne pense pas qu'avec toutes les informations qui ont été communiqués, les gens pensent que les salles de sport sont des lieux sains, alors qu'on l'est ! Mais comment un ministre de la santé peut, à un moment donné, accepter que l'activité sportive puisse être considérée comme non-essentielle?! C'est un terme que j'ai du mal à comprendre..."

 

Des salles de sports à l’arrêt et des coachs sportifs privés d’activité alors que, pour beaucoup, c’est un métier de passion, indique Thimotée Garde: "On essaye de s'attacher à ce qui va se passer après... Pas sur le moment présent: si on réfléchit à ce qui se passe dans la journée, c'est sûr que c'est psychologiquement très compliqué..." Les patrons des salles de sports qui n’excluent de se tourner aussi vers la justice.

 

"On verra si la France méritait les jeux olympiques"

"Y'a un évènement assez particulier, connu mondialement, qui arrive dans quatre ans... Je crois que ça s'appelle les jeux olympiques ! On verra, avec la suite de cette crise, si la France est une nation sportive qui méritait vraiment d'obtenir les jeux. Aujourd'hui avec la communication qu'on fait sur le sport en France, les restrictions qui y sont associées, le fait qu'on arrive à considérer que le sport en salle de sport soit non-essentiel, c'est une forme de mépris, je suis très inquiet pour le futur du sport en France !" - Kobé Myaro, patron du Sporting Village à Toulouse 

 


Revenir
au direct

À Suivre
/