Quelques milliers de manifestants à Paris contre les "violences policières", des échauffourées

Des manifestants contre les violences policières, à Paris, le 19 mars 2017 ©CHRISTOPHE SIMON / AFP
Des manifestants contre les violences policières, à Paris, le 19 mars 2017 ©CHRISTOPHE SIMON / AFP

Quelques milliers de personnes manifestaient à Paris dimanche contre les "violences policières", quelques semaines après l'"affaire Théo" qui avait entraîné des violences urbaines en banlieue parisienne.

Derrière une banderole "Justice et dignité, stop à l'impunité policière", les manifestants ont quitté la place de la Nation en début d'après-midi, direction la place de la République. 

La foule scandait des slogans tels que: "Zyed, Bouna, Théo et Adama, on n'oublie pas, on ne pardonne pas", "pas de justice, pas de paix", "Police partout, justice nulle part" ou "urgence, urgence, la police assassine en toute impunité", rapporte l'AFP.

Des échauffourées en fin de cortège

La police avait mis en place des filtrages en amont, qui ont permis de mettre la main sur plusieurs projectiles, dont des pots de peinture et même un sac de pavés cachés dans un bac à fleur sur le parcours de la manifestation. Des échauffourées ont toutefois éclaté entre des manifestants cagoulés et les forces de l'ordre. Deux gendarmes ont été légèrement blessés et transportés à l'hôpital à la suite de jets de projectiles. Les forces de l'ordre ont riposté à des jets de cocktails Molotov par des jets de gaz lacrymogène. De l'immobilier urbaine et des vitrines d'établissements bancaires ont été dégradées.

La manifestation de ce dimanche survient quelques semaines après le viol présumé du jeune Théo, 22 ans, par un policier, lors de son interpellation brutale à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Cet événement avait entraîné plusieurs nuits de violences urbaines, notamment en banlieue parisienne.

"Nous voulons que justice soit faite. Le meurtrier de mon frère a été condamné mais il reste encore d'autres familles pour qui ce n'est pas le cas", a expliqué au micro une des organisatrices, Amal Bentounsi, soeur d'Amine, tué d'une balle dans le dos par un policier condamné en appel à 5 ans de prison avec sursis.

Plusieurs concerts sont prévus jusqu'à minuit place de la République, à l'issue de la manifestation.

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