Près du centre de quarantaine: "à moins qu'ils viennent me sauter dessus et me tousser dessus, il va rien m'arriver"

L'arrivée en deux vagues de rapatriés à Carry-le-Rouet a suscité de vives angoisses auprès de certains riverains près du centre de vacances où se déroule la quarantaine, ce qui a nécessité l’organisation de réunions d’informations pour démêler le vrai du faux autour du corona virus et des conditions de ce rapatriement. Mais il y en a d’autres qui n’ont absolument pas envie de bousculer leurs habitudes autour de la plage du Rouet.

Le village vacances Vacanciel à Carry-le-Rouet. (GERARD JULIEN / AFP)
Reportage de Stéphane Burgatt

 

Sur la plage,  de nombreuses familles répondent à l’appel du soleil comme Julien qui érige la muraille d’un château de sable avec sa petite fille, et plaisante: "c'est un paravent pour le virus. Cela ne bousculera pas mes habitudes. Il fait beau, je sors. Après, c'est sûr que j'irais pas me promener dans le centre. Je les laisse avec leurs virus, ils sont entre de bonnes mains !"

 

Des arômes, des baracudas et des oursins

Dans la rue en pente qui mène au centre de quarantaine, Claude accrochée à sa canne, un bouquet dans l’autre main,  fait sa balade habituelle comme chaque jour, pour cueillir des arômes. Sur les galets un petit peu plus bas, Virgile profite du beau temps pour aller pécher des baracuda:

"Cela ne m'a pas ralenti. C'est pas que je m'en fous, mais je suis pas collé à eux. A moins qu'ils viennent me sauter dessus et me tousser dessus, il va rien m'arriver ! De toute façon, je peux rien faire, si on doit l'attraper on l'attrapera, je vais pas m'arrêter de vivre pour ça !"

Et contrairement à ce que pouvait craindre le maire de la ville, les visiteurs n’ont pas fui le premier dimanche de dégustation d’oursins sur le port.