Pour une fête clandestine, "passés à tabac, gazés, gardés à vue dans les excréments, humiliés" : l'IGPN saisie

L'inspection générale de la police nationale (IGPN) ouvre une enquête après la violente interpellation d’un couple qui participait à une fête clandestine à Marseille.

(Ludovic MARIN / AFP)

Les faits remontent à jeudi dernier dans le quartier de la gare Saint-Charles. Des policiers de la brigade anti-criminalité (Bac) auraient frappé un homme de 23 ans à plusieurs reprises et jeté au sol sa compagne de 32 ans, tandis qu'elle tentait d’intervenir. En attendant les résultats de l’enquête de la "police des polices", les deux fonctionnaires de police ont été réaffectés. L'avocat du couple dénonce une intervention "disproportionnée":

 

"Il y a des blessures corporelles constatées par les certificats médicaux. Passés à tabac pour l'un. Pour l'autre, poussés sur le trottoir, gazés. Psychologiquement, on les a accusés de faits qu'ils n'ont pas commis, pour lesquels ils ont été placés en garde à vue sur des faits de violence sur personne dépositaire de l'autorité publique, outrage, rébellion. Des gens qui n'ont jamais été en garde à vue de leur vie, qui sont restés 40 heures, qui étaient au milieu des cafards, de la pisse, des excréments. Ils se sont fait humilier, rabaisser par d'autres policiers au commissariat. Y'a un curseur à mettre, et là ça a dépassé les limites, c'est complètement disproportionné". - Thomas Hugues,  l’avocat du couple en question, au micro de Lionel Maillet