Plan hôpital : des syndicats dénoncent des « mesurettes »

Thierry Amouroux, porte-parole du Syndicat national des professionnels infirmiers était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 21 Novembre. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

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Le monde hospitalier pas convaincu par les annonces du gouvernement.

1,5 milliard d'euros sur trois ans pour l'Assurance Maladie, 300 millions d'euros dès 2020, 150 millions par an pendant trois ans en soutien à l’investissement, des primes à destination du personnel soignant, la reprise par l'État de 10 milliards d'euros de dette... Le monde hospitalier est-il satisfait des mesures annoncées par Édouard Philippe ?

 

Pas de création de lits ni de création de postes

"Pas du tout, estime Thierry Amouroux, porte-parole du Syndicat national des professionnels infirmiers. Ils ont pondu de leur côté entre énarques des mesures qui ne correspondent pas aux attentes des professionnels de santé." Même avec un effacement d’un tiers de la dette, plus des primes et un plan d’investissement ? "Il y a des mesures, mais les principales préoccupations étaient d’obtenir plus de lits et de créer des postes. Bilan : zéro lit, zéro poste en plus."

Thierry Amouroux dénonce par ailleurs un certain nombre de jeux d’écritures "au niveau du 1,5 milliard sur trois ans annoncé. Il y a huit jours, la loi de financement de la Sécurité Sociale retirait 3,3 milliards au budget. Nous sommes loin du compte."

Du saupoudrage plus que des revalorisations

Au final, pour le porte-parole du Syndicat national des professionnels infirmiers, la situation ne s’améliore pas, elle se dégrade moins. "Nous réclamions un objectif de dépense à +4,4 ; on est passé de 2,1 à 2,4. Ce qui veut dire que, l’an prochain, il y aura encore de l’argent en moins, même si l’argent retiré à l’hôpital sera moins important que prévu. Il n’existe pas de baguette magique, mais avec ces 3,3 milliards, il y avait de quoi financer un plan hôpital conséquent."

Les revalorisations de salaires sont-elles trop limitées ? "C’est du saupoudrage. Une prime en gériatrie, une pour les infirmières dans quatre départements d’Île-de-France… Mais ce sont les soignants de 100 départements qui ont réclamé des revalorisations salariales." Pour autant, 900 postes d'infirmières sont non pourvus à Paris du fait du coût de la vie. "Oui, mais il y a 600.000 infirmières en France", rappelle Thierry Amouroux . Le milieu hospitalier lance-t-il de nouveaux appels à mobilisation ? "Nous appelons à un mouvement le 5 décembre autour de la sauvegarde de l’hôpital, et à un autre mouvement le 17 décembre."

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Retrouvez "le coup de fil du matin" du lundi au vendredi à 7h12 sur Sud Radio, dans la matinale de Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

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