Patrick Septiers : "l'arrêt des transports en commun créera un mouvement qui sera difficile à contrôler"

Patrick Septiers, président du département de la Seine-et-Marne, a dénoncé l’arrêt des lignes P et R du Transilien, ce qui rend impossible pour les habitants de la grande banlieue de se rendre à Paris pendant la grève. Il réclame la mise en place d’un service minimum en grande banlieue.

En grande banlieue, il n'y a pas du tout de trains ce lundi 9 décembre 2019. © AFP

Patrick Septiers était l'invité de Patrick Roger le 9 décembre 2019 dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

 

"C’est absolument impossible de se rendre au travail dans la capitale"

"Sur la ligne P, qui dessert l’est de la Seine-et-Marne, Provins par exemple, il n’y a pas de trains. Sur la ligne R, qui dessert Fontainebleau et Montereau, il n’y a pas de trains non plus. Il faut savoir que même en temps normal, les conditions de transport sont très difficiles.

C’est absolument impossible de se rendre au travail dans la capitale ou aux étudiants de se rendre à leur faculté ou école. Car même pour les gens véhiculés, si on prend la voiture, on tombe toujours dans des bouchons", a déclaré Patrick Septiers. Il a également estimé inutile la mise en place de cars pendant la grève : "les cars, il faut bien qu’ils passent par des routes ou des autoroutes".

"On ne peut pas paralyser des personnes qui n’y sont pour rien"

"Certains ont pu rester à Paris, se faire héberger par des amis ou de la famille pour continuer à travailler. Il y en a qui ont pris des jours de congés. D’autres ont opté pour le télétravail, mais tout le monde ne peut pas le faire. Il y aura des pertes de revenus. À mon avis cela va créer un mouvement qui sera difficile à contrôler. On ne peut pas rester comme ça en paralysant des personnes qui n’y sont pour rien. Elles sont prises en otage", a estimé Patrick Septiers.

"Ce serait logique pour la SNCF d’avoir au moins quelques trains le matin et au moins quelques trains le soir. Le service minimum existe pour la proche banlieue". Patrick Septiers a d’ailleurs porté sa demande à l’attention d’Alain Krakovitch, le directeur général de SNCF Transilien. "Il m’a dit qu’il faisait le maximum et qu’on ne pouvait pas être prioritaires car il mettait les moyens sur la proche banlieue. Pour lui, c’était beaucoup plus facile à organiser", a déclaré Patrick Septiers.

 

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