Patricia Miralles, députée de l’Hérault, réclame la fin du ticket de caisse

Patricia Miralles, députée LREM de l’Hérault, était "L’invitée de l’actu" dans la matinale de Sud Radio du 15 novembre animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger. Elle réclame la fin de l'utilisation du ticket de caisse.

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Le ticket de caisse ne sera pas interdit

Patricia Miralles, députée LREM de l’Hérault, était "L’invitée de l’actu" dans la matinale de Sud Radio. Au micro de Cécile de Ménibus et Patrick Roger, elle réclame la fin de l'utilisation du ticket de caisse. À quoi sert cette mesure ? "Je ne souhaite pas que le ticket de caisse soit interdit mais plutôt que l'on demande au client s'il veut ou pas l'obtenir. Il faut avoir le réflexe de poser la question car très souvent, regardez autour de vous, on voit des tickets de caisse partout par terre ! Le ticket de caisse a une durée de vie de quelques secondes."

Pour ceux qui veulent le conserver pour faire leurs comptes ils pourront toujours, "mais il existe plein d 'autres moyens pour l'obtenir que de l'imprimer. Certains magasins proposent par exemple de l'envoyer par SMS sur votre smartphone ou par mail." précise Patricia Miralles.

Quelles sont les conséquences pour la planète ?

L'impression des tickets de caisse entraînerait selon Patricia Miralles une pollution importante pour la planète. "La pollution est liée au bisphénol. Aujourd'hui on a remplacé le bisphénol A des tickets de caisse, interdit, par d'autres bisphénols, qui restent des perturbateurs endocriniens." En chiffres, le problème est très parlant. Dans une boulangerie, on imprime chaque année pas moins de 6.000 mètres de papier de tickets de caisse. Et dans une grande surface ?

"J'ai pris trois surfaces : dans une boulangerie où l'on imprime très peu de tickets on utilise 72 rouleaux par an, soit 5.560 mètres. Dans un bureau de tabac ouvert tous les jours on atteint 29.200 mètres. Du côté du supermarché, on passe plus de 10.600 rouleaux soit 848.000 mètres de papier par an, par supermarché."

Pour le moment, la proposition de loi de Patricia Miralles regroupe 45 signataires. "On ne peut pas l'interdire car les gens n'ont pas tous un smartphone. Mais ce choix existe déjà au Royaume-Uni, en Espagne au Danemark, aux États-Unis. On pose simplement la question et si vous ne le voulez pas, autant essayer de moins polluer la planète. Je pense aussi aux problèmes de santé entraînés par le bisphénol sur les caissiers et les commerçants qui manipulent cette encre : mon grand-père typographe est mort à 58 ans d'un cancer à cause de l'encre. Ce problème existe toujours aujourd'hui."

 

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