Olivier Piacentini : "Derrière la mondialisation, il y a un projet de gouvernement mondial !"

Olivier Piacentini, diplômé de l'institut d'Études politiques de Paris, section économie et finances, fondateur d'un cabinet de conseil spécialisé dans l'assistance financière et juridique des créateurs d'entreprises et auteur de "Le mirage mondialiste : Comment l'oligarchie manipule l'opinion" (éditions Max Chaleil), était l’invité d’André Bercoff, mardi 14 décembre, sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Olivier Piacentini invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Lorsque la Chine est entrée à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Bill Clinton soulignait ce progrès "qui allait amener la Chine à se fondre dans la communauté internationale et se fondre dans l'esprit libéral", rappelle Olivier Piacentini. S'il y a vingt ans, l'ex-président des États-Unis pensait que ça allait être "profitable pour les USA et les occidentaux", Emmanuel Macron posait dernièrement la question de savoir : "est-ce le monde qui a changé la Chine, ou la Chine qui a changé le monde ?".

L'échec du projet d'intégration de la Chine

Si les mondialistes paraissaient enthousiastes face à ce projet d'intégration de la Chine, c'est finalement "un aveu d'échec" pour ce camp. "La Chine métastase toutes les institutions internationales", décrypte l'auteur qui voit le pays mettre la mainmise sur la commission des droits de l'homme et toutes les commissions de l'ONU qui concernent les affaires industrielles, les télécommunications. "Elles sont aujourd'hui soit dirigées par un Chinois soit une très forte présence", note-t-il.

Sur le devant de la scène cette année, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) est dirigée par un Ethiopien. "L'Ethiopie est une 'colonie' chinoise", souligne Olivier Piacentini. L'Empire a investi massivement et acheté des millions d'hectares de terre qu'ils exploitent intensivement. "Ce dirigeant de l'OMS, ancien marxiste, a une correspondance idéologique avec la Chine", relève-t-il. Des accointances qui peuvent peut-être expliquer pourquoi au début de la pandémie, "nous avons eu des atermoiements". "Quand on observe certaines carences et qu'on voit de qui elles émanent, on est en droit de se poser des questions", affirme le chef d'entreprise.

 

Derrière ces luttes d'influence, le projet mondialiste avance petit à petit. Une idéologie qui n'est pas à confondre avec la mondialisation, définit Olivier Piacentini, qui s'inscrit "comme un grand progrès, où on voyage, on se sent plus proche des autres peuples et où beaucoup de pauvres sont sortis de la misère". "Derrière la mondialisation, il y a un projet mondialiste", affirme l'auteur pour qui ce projet a été explicité par plusieurs personnalités.

"Cela s'inscrit dans un combat feutré entre des multinationales, banques et Gafa qui s'enrichissent considérablement et supplantent les États", désigne-t-il. Une puissance qui s'illustre notamment avec la capitalisation boursière d'Amazon qui "dépasse le montant du PIB de la Suisse", ou celle de Google, "supérieure à la Belgique", souligne Olivier Piacentini. "Les États s'endettent de plus en plus pour palier aux méfaits de la mondialisation. Peu à peu les États s'appauvrissent, les grands groupes s'enrichissent et tiennent les États en dépendance par la dette", décrit l'auteur qui voit "un rapport de force qui engendre naturellement une volonté de la part des nouveaux maîtres du monde de s'emparer du pouvoir politique pour défendre leurs intérêts".

 

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