Œufs contaminés : "Les risques associés au fipronil ne sont pas à débattre"

Œufs contaminés : "Les risques associés à la présence de fipronil ne sont pas à

Alors que des lots d’œufs contaminés ont été détectés dans une entreprise dans le Morbihan, Mégane Ghorbani, responsable de campagne chez Food Watch, déplore le manque d’information.

Parti des Pays-Bas et de la Belgique, le scandale des œufs contaminés touche aussi la France. La préfecture du Morbihan a annoncé hier soir avoir identifié les lots de produits bruts ou transformés contenant des œufs contaminés par le fipronil. Si les autorités assurent que la faible dose ne représentent pas un réel danger sérieux pour la consommation humaine, Mégane Ghorbani, responsable de campagne chez Food Watch, déplore le manque de communication et de transparence : "Aujourd’hui, le plus gros problème c’est qu’on ne sait pas à quel point en tant que consommateur on peut être menacé par cette consommation". Et de poursuivre : "Sans avoir toutes les informations nécessaires, il est risqué de minimiser les conséquences que peuvent avoir la consommation de ces œufs ou de ces produits transformés à partir d’œufs".

Un danger pour l'homme

Reste que pour l’association, la consommation de ces œufs ne peut pas être anodine pour l’homme. Si "l’utilisation du fipronil est interdite sur les animaux destinées à la consommation humaine, c’est qu’il y a des risques qui peuvent être liés à la santé", résume Mégane Ghobarni, "les risques associés à la présence fipronil ne sont pas à débattre aujourd’hui". La responsable de l’association cite notamment l’exemple des Pays-Bas où "des dizaines d’entreprises auraient fourni des œufs à teneur en fipronil supérieure au seuil journalier toléré par les enfants"

Pour éviter ce genre de scandale, Mégane Ghorbani milite donc pour des "contrôles sanitaires systématiques" en amont de la commercialisation. "On est dans un processus opaque qui ne nous permet pas en tant que consommateur d’avoir accès à l’information et de connaître les résultats potentiels des tests qui sont menés sur la présence de fipronil", dénonce-t-elle pointant du doigt les manquements du système européen. "C’est tout à fait paradoxal : on part du principe que le fipronil est un produit interdit donc on ne fait pas de recherches, outre des plans de surveillance"

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