Nous dormons désormais moins de sept heures en moyenne !

Les Français dorment de moins en moins, et de plus en plus mal. En 30 ans, nous avons perdu une heure de sommeil par nuit, pour un total de six heures et 48 minutes seulement en moyenne: c'est le constat dressé par Santé publique France, dans son dernier bulletin à quelques jours de la journée du sommeil (le 22 mars). Et ce n'est pas sans conséquence sur notre santé !

Reportage Sud Radio de Christine Bouillot

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Spécialiste du sommeil, le professeur Montemayor à Toulouse a un carnet de rendez-vous plein huit mois à l'avance. Chez lui, les patients se bousculent: le médecin voit surtout des personnes en souffrance.

"Le sommeil, c'est une phase uniquement consacrée à la récupération physique et psychique, ça ne sert qu'à ça. Donc à partir du moment où ce temps est amputé, forcément le reste ne peut pas bien aller"

Le sommeil a un rôle de nettoyage du cerveau

Désormais 6h48 par nuit en moyenne: c'est trop peu pour récupérer. Parmi les possibles conséquences du manque de sommeil: maladies cardio-vasculaires, obésité, cancers ou encore les troubles neurologique comme la maladie Alzheimer .

"Le sommeil profond permet un nettoyage de notre cerveau par un système de drainage, qui permet d'éliminer tous les produits de dégradation de la journée au cours de la nuit. Ça nettoie notre cerveau. Donc forcément, un mauvais sommeil entraîne des dégradations au niveau cérébral"

Plusieurs causes au manque de sommeil... dont les enfants !

Ecrans, mode de vie, stress, travail décalé et de nuit: les raisons de ce grignotage de nos heures de sommeil sont nombreuses. Cette carence en sommeil s'aggrave quand il y a des enfants. À Toulouse, Laure épaule des parents dont les tout-petits ne dorment pas. Elle-même a dû faire face au problème:

"Moi qui ai connu ça, et qui n'ai pas dormi pendant deux ans: on arrive à en vouloir à son enfant de nous faire subir ça, entre guillemets...  Heureusement, j'ai trouvé sur ma route une coach du sommeil en Hollande, avec laquelle on m'a mis en contact. C'est ça qui nous a sauvé."

Autre facteur aggravant, l'augmentation du travail de nuit: 4,3 millions de personnes concernées, soit un million de plus qu'il y a 20 ans.