Mesures anti-Covid-19 restrictives à Bordeaux : "bientôt un grand tournant économique"

Franck Chaumes, vice-président de l'UMIH Gironde, restaurateur à l'Orangerie, à Bordeaux, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 18 septembre. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Des mesures plus restrictives ont été prises à Bordeaux où l'épidémie de Covid-19 repart de plus belle - (photo d'illustration. Philippe LOPEZ / AFP)

Quelles conséquences ont eu sur les restaurateurs les nouvelles mesures anti-Covid-19 restrictives prises à Bordeaux ?

 

Des règles difficiles à faire respecter

"Il y a eu un petit recul, confirme Franck Chaumes, vice-président de l'UMIH Gironde, restaurateur à l'Orangerie, salon de thé situé en plein jardin public à Bordeaux, et également traiteur. Nous avons quand même eu un avertissement sans frais au niveau de la profession. Nous avons l’habitude des contrôles, de faire respecter les choses. Mais ce n’est pas très évident de dire à des clients de remettre leur masque en se déplaçant dans l’établissement."

Les mesures restreignant les rassemblements ont-elles eu un impact sur la clientèle ? "Un impact instantané, a constaté le restaurateur. On dit que ce sont les jeunes, mais c’est tout le monde. Par ailleurs, en dehors des établissements, on ne maîtrise pas non plus les emplois du temps des employés. Il y aura toujours des brebis galeuses, quel que soit le métier."

L'heure des dépôts de bilan approche

La confiance dans les brasseries et restaurants est-elle revenue, de façon générale ? "Oui, relativement. En toute honnêteté, maintenant il fait beau, nous avons la chance d’être une grande ville agréable, avec un climat propice. Tout va bien, mais il y aura bientôt un grand tournant économique, avec 25% de dépôts de bilan. Nous avons tous eu droit aux PGE. Les trésoreries sont relativement bonnes. Mais certains ont déjà "tapé dans la caisse" ." Il va falloir rembourser, et les charges sociales reportées arrivent maintenant. Ça n'a jamais été des annulations, seulement des reports de charges."

Quel message ferait-il passer à la ministre Elisabeth Borne ? "Je voudrais remercier le pays de nous avoir donné cette possibilité de chômage partiel, qui limite les dégâts. Après, dans notre profession, paradoxalement, on ne trouve pas de personnel, malgré les affaires en baisse et fermées. Quand on est à la maison en chômage partiel, cela ne vaut pas la peine de se lever pour un peu plus… Il faut cesser tout cela. Enfin, du côté des traiteurs, on est à l’arrêt complet. Le monde de la nuit aussi. On est en train de faire mourir certains milieux."

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