Les propos du patron des chasseurs créent la polémique

“Les Français n’ont qu’à se promener chez eux et ils n’auront aucun problème”, a déclaré le patron des chasseurs sur LCP.

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Willy Schraen, patron des chasseurs, interviewé par Patrick Roger sur l'antenne de Sud Radio, à 7h10, dans "C'est à la une".

“Les Français n’ont qu’à se promener chez eux et ils n’auront aucun problème” : le patron des chasseurs revient sur ses déclarations polémiques sur l’antenne de LCP.

Chasseurs : "85% du territoire est privé"

Regrette-t-il l’ampleur prise par la polémique suite à ses propos ? "Pas du tout, car la phrase a été sortie de son contexte, explique Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs. C’est une réponse à une question selon laquelle des personnes ne supportent pas la vue d’un chasseur dans la nature". Comment peuvent faire ces gens-là s’ils ne se sentent pas en sécurité quand ils voient un chasseur ? "À partir du moment où le chasseur est chez lui ou bien a le droit d’être là, qu’ils se promènent chez eux si cela leur est insupportable."

"Évidemment, tout le monde peut se promener, précise-t-il. Il y a juste des fondamentaux basiques. 85% du territoire est privé. Nous disons juste qu’il y a des gens sur leur propriété et que ceux qui se promènent doivent juste un peu le respecter. À un moment, il faudrait que l’on arrive à s’entendre. Des maires verts disent que la nature est à tout le monde, c’est une connerie. La biodiversité est un bien commun, pas la propriété privée."

 

Des incidents divisés par 40 en 30 ans

Une association de défense des animaux a réagi en lui offrant un pistolet en plastique en précisant être d’accord avec lui : "La nature n’est pas à tout le monde. Elle appartient aux blaireaux, aux chevreuils. Respectez-les !" "On peut entrer dans le délire, réagit le patron des chasseurs. Si on doit demander l’avis des moustiques pour aller à la chasse, c’est quand même ridicule. Si c’est tout ce qu’ils ont à dire, ce n’est pas terrible. Un chasseur va en moyenne à la chasse quinze fois dans l’année. Maintenant, on est dans une psychose totale."

Néanmoins, comment améliorer les conditions de sécurité pour tout le monde ? "C’est parce que l’on ne veut pas voir qu’elles ont déjà été plus qu’améliorées, rappelle Willy Schraen. En trente ans, le nombre d’incidents sur les non chasseurs en France a été divisé par quarante. Il y a moins d’une personne non chasseur qui décède par an. C’est toujours une de trop, un drame terrible, mais il faut remettre les choses dans leur contexte. Beaucoup de gens ont peur, ce qui n’est pas normal quand on regarde les chiffres. Il y a là un problème de communication et quelque chose d’erroné de la part des médias."

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