Le coût des arrêts de travail s'élèverait à 10 milliards d’euros en 2023, contre 6 milliards en 2010. Soit une hausse de 64% en l’espace de quelques années.
Des arrêts de travail injustifiés
Le gouvernement et l’Assurance Maladie estimaient récemment que la moitié des arrêts maladie de plus de 18 mois étaient injustifiés. Le budget de la Sécurité Sociale prévoit de les limiter désormais à un mois pour la première prescription. Il faudra revenir voir un médecin pour espérer ensuite la prolonger. La ministre de la Santé estime que cette mesure permettra un meilleur suivi.
500 médecins sous "surveillance"
Il y a quelques mois de cela, la Sécurité Sociale a placé ainsi sous surveillance pas moins de 500 médecins, avec une mise sous objectif. Chacun a reçu une lettre lui reprochant de prescrire deux fois plus d’arrêts que ses confrères à patientèle comparable. Voire des arrêts de complaisance, suppose la Sécurité Sociale. Ces praticiens s’exposent à une amende de plusieurs milliers d’euros s’ils ne réduisent pas le nombre d’arrêts maladie prescrits.
Huit cliniques sur dix en grève
Là réside la raison de la grève actuelle des praticiens de santé. Prévu pour une durée de 10 jours, ce mouvement social vise à dénoncer les mesures les concernant dans le budget de la Sécurité sociale 2026. Alors que médecins en activité, étudiants, internes, professionnels des cliniques et chirurgiens font grève, le mouvement serait largement suivi. Huit cliniques sur dix devraient fermer leurs portes.
Une mobilisation massive
Au-delà du contrôle accru des arrêts de travail, se pose également le problème de la possibilité pour l’administration de baisser de façon unilatérale les tarifs de certains actes. Face à l’étendue du mouvement, afin d’assurer la continuité des soins, le gouvernement se réserve le droit de réquisitionner le personnel soignant, avec les Agences régionales de santé (ARS).
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